Retrouver notre conscience naturelle

(d’après les célèbres prières de la reine Kunti)

par  Sa Divine Grâce

A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupāda

(traduction de Denis Bernier et Pierre Corbeil)

 Seizième Chapitre 


Retrouver notre conscience naturelle

apare vasudevasya
devakyāḿ yācito ‘bhyagāt
ajas tvam asya kṣemāya
vadhāya ca sura-dviṣām

 » D’autres encore soutiennent que c’est pour répondre aux prières de Vasudeva et Devakî que Tu es apparu comme leur fils. Sans nul doute, Tu es non né, mais Tu as néanmoins pris naissance pour leur bien en même temps que pour faire périr ceux qui envient les dévas. « 
                 (Srimad-Bhâgavatam 1.8.33)

Il est dit que Vasudeva et Devakî entreprirent, dans leur vie antérieure, en tant que Sutapa et Prishni, une ascèse sévère en vue d’obtenir du Seigneur qu’Il devienne leur fils, et que Celui-ci, satisfait de leurs austérités, accéda à leur désir. Mais ce n’était là qu’un prétexte de Sa part, car la Bhagavad-Gîtâ enseigne qu’Il apparaît en fait ici-bas pour le bien de tous les êtres et pour vaincre les asuras, les matérialistes athées.

Le Seigneur dit en effet :

yadâ yadâ hi dharmasya
glânir bhavati bhârata
abhyutthânam adharmasya
tadâtmânam srjâmy aham

 » Chaque fois qu’en quelque endroit de l’Univers, la spiritualité voit un déclin, et que s’élève l’irréligion, ô descendant de Bharata, Je descends en personne.  » 
                         (Bhagavad-Gîtâ  4:7)

Les mots dharmasya glânih signifient  » écarts de la religion « . Lorsque surviennent de tels écarts, la religion se corrompt.

Il doit exister au sein de la société humaine un juste équilibre entre le spirituel et le matériel. En fait, nous sommes des âmes spirituelles, mais pour quelque raison, nous voici prisonniers de ces corps de matière. Or, tant qu’il en sera ainsi, il nous faudra manger, dormir, s’accoupler et se défendre, quoique l’âme en soi n’a que faire de telles activités. L’âme ne requiert aucune nourriture; tout ce que nous mangeons ne vise que le maintien du corps. Toute civilisation, cependant, qui ne se préoccupe que de ces besoins physiques, sans se soucier un tant soit peu de l’âme, est nul doute aussi absurde que déséquilibrée. C’est comme laver ses vêtements sans prêter la moindre attention à son corps, ou encore s’occuper d’une cage sans nourrir l’oiseau qui l’habite. N’est-ce pas de la folie ? L’oiseau crie :  » Ka! Ka! Donnez-moi à manger.  » Si on prend uniquement soin de la cage, comment l’oiseau pourrait-il être heureux ?

Pourquoi donc sommes-nous malheureux ? Richesses, nourriture, voitures et plaisirs sexuels abondent en Occident. Pourquoi alors y trouvons-nous une classe de gens aussi frustrés que confus : les hippies ? Mais pourquoi sont-ils insatisfaits ? Parce qu’il y a déséquilibre. Nous savons répondre aux exigences du corps, mais nous ignorons tout de l’âme et de ses besoins. L’âme incarne la vraie substance; le corps n’est en quelque sorte qu’une enveloppe. Par conséquent, toute négligence envers l’âme constitue une corruption du devoir (dharmasya glânih).

Le mot dharma signifie  » devoir « . Bien qu’on le traduise souvent par  » religion « , et qu’on définisse celle-ci comme une sorte de foi, le dharma n’est en fait rien de tel. Il se définit plutôt comme notre vrai devoir intrinsèque, qui consiste à savoir ce dont l’âme a besoin. Hélas, notre connaissance spirituelle s’avère nulle, de sorte que seuls les éléments essentiels au confort physique nous préoccupent.

Ce confort ne saurait toutefois suffire en soi. Imaginons un homme vivant de façon très confortable. Cela signifie-t-il pour autant qu’il ne mourra pas un jour ? Bien sûr que non. Nous parlons de la lutte pour l’existence et de la survie des mieux adaptés, mais le seul confort physique ne peut permettre à quiconque
d’exister ou de survivre en permanence. Par conséquent, le fait de prendre soin seulement du corps est appelé dharmasya glânih, ou corruption du devoir.

Il faut connaître les besoins vitaux et du corps et de l’âme. L’élément vital de l’existence consiste à donner à l’âme ce dont elle a besoin. Or, aucun ajustement matériel ne saurait servir à cette fin.

L’âme étant différente du corps, on doit lui offrir de la nourriture spirituelle sous la forme de la conscience de Krishna. Lorsqu’on est malade, il faut suivre un régime et prendre des médicaments appropriés. Les deux sont requis. Si on prend des médicaments sans suivre un régime approprié, le traitement ne réussira guère. Aussi le Mouvement pour la Consicence de Krishna est-il censé offrir le régime et le remède appropriés pour l’âme. Ce régime c’est le krsna-prasâdam, la nourriture d’abord offerte à Krishna et le remède, le maha-mantra Hare Krishna.

Parîksit Mahârâja dit au grand sage Sukadeva Goswami :

nivrtta-tarsair upagîyamânâd
bhavausadhâc chrotra-mano-‘bhirâmât
ka uttamasloka-gunânuvâdât
pumân virajyeta vinâ pasu-ghnât
 » Tes exposés sur le Srimad-Bhâgavatam n’ont rien d’ordinaire. Les personnes dites nivrtta-trsna, c’est-à-dire libres du désir, peuvent les apprécier. « 
                             (Srimad-Bhâgavatam 10.1.4)

Tous en ce monde matériel désirent la jouissance. Or, celui qui s’est défait d’un tel désir peut apprécier toute la saveur du Bhâgavatam. Le mot bhâgavata désigne tout ce qui se rapporte à Bhagavân, le Seigneur Suprême, y compris le mantra Hare Krishna. Aussi Parîksit Mahârâj dit-il que quiconque s’affranchit du désir de satisfaire ses aspirations matérielles peut goûter la saveur du Bhâgavata. Pourquoi savourer le Bhâgavata ? Bhavausadhi : c’est le remède adéquat pour nous qui sommes sujets à la mort comme à la renaissance.

Notre condition actuelle est morbide. Les matérialistes ignorent ce qu’est la maladie et ce qu’est la santé. Bien qu’ils ne sachent rien, ils se font passer pour de grands savants, de grands philosophes. Ils ne s’enquièrent pas :  » Je ne veux pas mourir. Pourquoi m’impose-t-on la mort?  » Ils n’ont d’ailleurs aucune solution à ce problème. Pourtant, ils se disent de grands savants. Quelle sorte de savants sont-ils? Le progrès scientifique devrait apporter un savoir qui réduise la souffrance au minimum. Sinon, à quoi rime toute cette science? Lorsqu’ils promettent de nous aider dans le futur, nous pouvons demander aux savants :  » Que faites-vous pour nous à l’heure actuelle?  » Le vrai homme de science ne dira pas :  » Continuez de souffrir ainsi et dans le futur, nous découvrirons bien quelque substance chimique qui vous aide.  » Non. Atyantika-duhkha-nivrtti. Le mot atyantika signifie  » ultimes  » et duhkha,  » souffrances « . Le but de la vie humaine doit être de mettre fin aux souffrances ultimes, mais les gens ignorent même de quoi il s’agit. La Bhagavad-Gîtâ nous les révèle : janma-mrtyu-jarâ-vyâdhi – naissance, maladie, vieillesse et mort. Qu’avons-nous fait pour neutraliser ces souffrances? Elles n’ont aucun remède en ce monde matériel. L’ultime façon d’abandonner à toute souffrance est dévoilée dans la Bhagavad-Gîtâ (8:15), où le Seigneur dit :

mâm upetya punar janma
duhkhâlayam asâsvatam
nâpnuvanti mahâtmânah
samsiddhim paramâm gatâh

 » Quand ils M’ont atteint, les yogis imbus de dévotion, ces nobles âmes, s’étant par là élevés à la plus haute perfection, jamais plus ne reviennent en ce monde transistoire, où règne la souffrance.  » 
                       Bhagavad-Gîtâ (8:15)

Ainsi le Seigneur dit qu’il faut L’approcher et retourner auprès de Lui en notre demeure première, le royaume de Dieu. Hélas, les gens ignorent ce qu’est Dieu, si l’on peut ou non retourner à Lui et si cela s’avère pratique. Privés de toute connaissance, ils se comportent comme des animaux. Ils prient :  » Seigneur, donne-nous notre pain quotidien.  » Mais si nous leur demandons :  » Qu’est-ce que Dieu? « , pourront-ils répondre? Non. Qui prient-ils alors? Envoient-ils simplement leurs prières vers les cieux? Si je soumets une requête, elle doit être présentée à quelqu’un. On dit que Dieu vit dans l’espace, mais plusieurs oiseaux n’en font-ils pas autant? Sont-ils Dieu? Les gens possèdent un savoir imparfait ou nul. Pourtant, ils se disent savants, philos
ophes, écrivains et grands penseurs, quoique leurs idées soient toutes nulles.

Les seuls livres de grande valeur sont ceux de la même classe que le Srimad-Bhâgavatam et la Bhagavad-Gîtâ. Dans le Bhâgavatam , il est dit :

na yad vacas citra-padam harer yaso
jagat-pavitram pragrnîta karhicit
tad vâyasam tîrtham usanti mânasâ
na yatra hamsâ niramanty usik-ksayâh

 » Les mots qui ne dépeignent point les gloires du Seigneur, lesquelles suffisent à rendre pure l’atmosphère des trois mondes, pour les saints hommes ne valent guère plus que pèlerinages aux corbeaux. Les êtres parfaitement accomplis, parce qu’ils habitent le monde spirituel, n’y trouvent aucun plaisir.  » 
                    Srimad Bhagavatam (1.5.10)

tad-vâg-visargo janatâgha-viplavo
yasmin prati-slokam abaddhavaty api
nâmâny anantasya yaso ‘nkitâni yat
srnvanti gâyanti grnanti sâdhavah

 » D’autre part, les ouvrages où l’on trouve abondamment décrites les gloires absolues du Nom, de la Renommée, de la Forme et des Divertissements du Seigneur Suprême et Infini, sont d’inspiration purement spirituelle, et les mots sublimes qui en remplissent les pages ont vocation de révolutionner les habitudes impies des cultures égarées de ce monde. Même si la lettre de ces Écrits comporte des irrégularités, ils demeurent écoutés, chantés et accueillis par tous les hommes purs qu’anime une profonde intégrité.  » 
                       Srimad Bhagavatam (1.5.11)

Toute littérature sans relation avec Dieu ressemble aux lieux qui font le bonheur du corbeau. Où le corbeau cherche-t-il son plaisir? Là où s’accumulent les immondices. Mais le cygne blanc est heureux près des eaux transparentes entourées de jardins. Même chez les animaux, on retrouve ainsi des divisions naturelles. Les corbeaux ne vont jamais vers les cygnes et vice versa. On remarque de même chez les humains des hommes pareils au corbeau et d’autres pareils au cygne. Ces derniers fréquentent les centres de la conscience de Krishna, où tout est clair, où règnent une bonne philosophie, une bonne nourriture spirituelle, une bonne éducation et une bonne intelligence – tout ce qu’il y a de mieux. Mais les humains pareils au corbeau préfèrent les clubs, les réceptions, les spectacles de danseuses nues et tant d’autres choses.

Ainsi le Mouvement pour la Conscience de Krishna est-il destiné aux humains pareils au cygne, non à ceux qui sont tels des corbeaux. Nous pouvons cependant convertir les corbeaux en cygnes. Telle est notre philosophie. Ceux qui ressemblaient au corbeau nagent maintenant comme des cygnes. Voilà le bienfait qu’on retire de la conscience de Krishna.

L’Univers matériel est ce monde où les cygnes sont désormais des corbeaux. Prisonnier en ce monde d’un corps de matière, l’être vivant essaie de satisfaire ses sens en revêtant un corps après l’autre. Mais le rétablissement du dharma transformera graduellement les corbeaux en cygnes, au même titre que l’homme illettré et inculte peut être changé en homme aussi instruit que cultivé à l’aide d’une formation.

La forme humaine rend possible cette formation. Je ne peux former un chain de sorte qu’il devienne un dévot. Cela me serait difficile. Bien sûr, une telle chose demeure possible, même si je ne suis pas à même de la réaliser. Lorsque Chaitanya Mahâprabhu traversait les jungles de Jhârikhanda, les tigres, serpents, cerfs et autres animaux devinrent tous des dévots. Étant Dieu, le Tout-Puissant, Sri Chaitanya put accomplir un tel exploit. Mais même si nous ne pouvons L’imiter, nous pouvons au moins œuvrer parmi les humains. Peu importe sa déchéance, l’humain peut retrouver sa position originelle en adhérant à l’enseignement de la conscience de Krishna. Il existe, bien entendu, différents degrés de compréhension, mais notre position originelle est d’être une partie intégrante de Dieu. La compréhension de cette vérité, voilà ce qu’on nomme la réalisation spirituelle (Brahman), réalisation que Krishna vient Lui-même rétablir en ce monde.

Krishna est apparu pour répondre aux prières de Ses dévots Vasudeva et Devakî (vasudevasya devakyâm yâcito ‘bhyagât). Bien qu’ils étaient mari et femme dans une vie antérieure, Vasudeva et Devakî n’eurent aucun enfant. Ils se soumirent à de rudes austérités et lorsque Krishna leur apparut pour leur demander ce qu’ils désiraient, ils répondirent :  » Nous désirons un fils qui Te soit en tous points semblables. Tel est notre désir.  » Mais comment pourrait-il y avoir un autre Dieu? Krishna est Dieu et Dieu est un; Il ne peut être deux. Comment pourrait-il ainsi exister un autre Dieu qui devienne le fils de Vasudeva et Devakî? Krishna dit donc :  » Puisqu’il est impossible de trouver un autre Dieu; Je deviendra Moi-même votre fils.  » Aussi certains disent-ils que Krishna est apparu parce que Vasudeva et Devakî Le voulaient pour fils.

Même s’Il vient effectivement pour combler Ses dévots comme Vasudeva et Devakî, Krishna n’en profite pas moins pour accomplir d’autres activités. Vadhyâya ca sura-dvisâm. Le mot vadhâya signifie  » tuer  » et sura-dvisâm désigne les éléments démoniaques de la population, qui se montrent toujours envieux des dévots. Ce sont ces éléments démoniaques que Krishna vient décimer.

Hiranyakasipu nous offre un exemple d’entité démoniaque. Parce que Prahlâda Mahârâja était dévot, son père – Hiranyakasipu – fut si rongé d’envie qu’il voulut tuer son propre fils, dont la seule faute était son chant du mantra Hare Krishna. Telle est la nature des démoniaques. Jésus-Christ fut également mis à mort par les sura-dvisâm, ceux qui l’enviaient. De quelle faute était-il coupable? Il prêchait le message de Dieu. Pourtant, il avait de nombreux ennemis qui le crucifièrent cruellement. Krishna apparaît par conséquent pour donner la mort à ces sura-dvisâm.

La mise à mort des envieux peut être accomplie, bien sûr, sans la présence de Krishna. En mettant à l’œuvre les forces naturelles de la guerre, de la peste, de la famine…, Krishna peut anéantir des millions de personnes. Il n’est pas nécessaire qu’Il apparaisse pour tuer les mécréants, qui peuvent être décimés par Son ordre, ou la loi de la Nature.Dans la Brahma-samhita il est dit:  Srsti-sthiti-pralaya-sâdhana-saktir ekâ (Brahma-samhitâ 5:44). La Nature s’avère si puissante qu’elle peut créer, maintenir et détruire tout. Srsti signifie  » création « , sthiti signifie  » maintien  » et pralaya  » destruction « . La Nature peut créer, maintenir mais aussi détruire. Cette manifestation cosmique est maintenue par la grâce de la Nature, qui nous procure la lumière du soleil, l’air et la pluie qui permet la croissance de nos aliments afin que nous puissions manger et grandir harmonieusement. Mais la Nature est dotée d’une telle puissance qu’elle peut tout détruire en tout temps d’un seul vent violent. La Nature opère sous la direction de Krishna (mayâdhyaksena prakrtih sûyate sa-carâcaram). Par conséquent, si Krishna le désire, Il peut décimer des millions de démons d’une seule rafale de vent.

Il n’est donc pas nécessaire que Krishna apparaisse pour tuer les éléments démoniaques de la population. S’Il apparaît, c’est pour répondre aux prières de Ses dévots comme Vasudeva et Devakî, comme l’indique Kuntîdevî en employant le mot yâcitah, qui signifie  » ayant été prié de « . La vraie cause de Son avènement serait ainsi les prières de Ses dévots, mais Il Se montre simultanément prêt à tuer quiconque envie ceux-ci. Bien sûr, qu’Il maintienne les êtres ou qu’Il leur donne la mort revient au même puisse qu’Il est de nature absolue. Ceux qui sont tués par Krishna obtiennent aussitôt le salut, qui demande généralement des millions d’années d’efforts.

On pourra ainsi dire que Krishna vient en ce monde dans tel ou tel but, alors qu’en réalité Son avènement ne vise que le bien de Ses dévots. Tel est toujours en effet Sa motivation. Kunti nous fait donc comprendre ici que notre préoccupation constante doit être la dévotion. Ce qui nous dotera de toutes les qualités désirables.

yasyâsti bhaktir bhagavaty akiñcana
sarvair gunais tatra samâsate surâh

Si on développe simplement notre dévotion latente, naturelle pour Krishna, on développera alors toutes les bonnes qualités. La dévotion de l’être pour Krishna s’avère aussi naturelle, que celle qu’il manifeste envers ses parents. Lorsqu’un danger survient, même les hommes de science matérialistes offrent des prières à Dieu. Évidemment, lorsqu’aucun péril ne les menace, ils défient Dieu. Ces situations dangereuses sont donc requises pour enseigner à ces vauriens que Dieu existe. Jîvera svarûpa haya krsnera ‘nitya-dâsa. Il est naturel pour nous de dépendre de Dieu. Artificiellement, nous cherchons à Le bannir, en proclamant:  » Dieu est mort « ,  » Dieu n’existe pas  » ou  » Je suis Dieu « . Mais dès qu’on abandonnera cette sotte mentalité, Krishna nous protégera en toutes circonstances.

SUITE : Alléger le fardeau du monde



Catégories :Enseignements de la Reine Kunti

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