Illusion et vie familiale

Les Enseignements de
PRAHLADA MAHARAJA

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Une série de conférences
en 9 parties

par Sa Divine Grâce
A.C. Bhaktivedanta Swami PrabhupadaLotusPollara-4-LDV2



Quatrième Partie:


L’illusion familiale

  Prahlâda Maharaja dit à ses amis, « Vous devez commencer la pratique de la conscience de Krishna, immédiatement. » Tous les garçons étaient nés au sein de familles athées, matérialistes, mais heureusement ,  ils pouvaient bénéficier de la compagnie de Prahlâda, qui était, de naissance, un grand dévot du Seigneur. A la moindre opportunité, dès que le professeur était sorti, il leur proposait: « Mes chers amis, chantons Hare Krishna; c’est le moment de commencer la pratique de la conscience de Krishna. »

Maintenant, comme nous l’avons déjà relaté, quelques uns parmi les garçons auraient pu dire, »Mais nous ne sommes que de petits garçons, jouons plutôt. Nous avons la vie devant nous. Profitons des plaisirs de la vie, et plus tard nous commencerons la conscience de Krishna. » Les gens ignorent que la conscience de Krishna procure le plaisir le plus élevé. Ils pensent que les garçons et les filles qui ont joint ce mouvement pour la conscience de Krishna sont stupides. « Sous l’influence du leader, Prabhupâda, ils ont joint la conscience de Krishna et abandonnés les véritables plaisirs de la vie. » Mais, en vérité, cela n’est pas le cas. Ce sont en fait, des garçons et filles intelligents, éduqués, provenant de familles respectables; ils ne sont pas stupides. Au sein de notre société ils ressentent en fait, beaucoup de satisfaction et de plaisir. S’il en était autrement, ils n’auraient pas sacrifié leur temps précieux pour ce mouvement.

En réalité, il y a beaucoup de plaisir dans la conscience de Krishna, mais les gens l’ignorent. Ils protestent, « Quelle est l’utilité de la  conscience de Krishna? » Quand on grandit pris, toute sa vie durant, dans les filets du plaisir des sens, c’est trés difficile de s’en libérer. Par conséquent, selon les prescriptions et règles Védiques, dès l’âge de cinq ans, pendant leurs vies d’étudiants, les garçons reçoivent un enseignement spirituel. Cela s’appel brahmacarya. Un brahmacari apprend à dédier sa vie à atteindre la conscience suprême – la conscience de Krishna ou la conscience du Brahman.

Le brahmacarya comporte des règles et prescriptions de toutes sortes. Par exemple, aussi riche que son père puisse l’être, le brahmacari s’abandonne au guru ou maître spirituel, afin d’être instruit et formé par lui, et il agit dans l’ashram du maître spirituel en simple serviteur. Comment est-ce possible? Nous avons pu observé, pratiquement parlant, que de trés bons garçons, provenant de familles trés respectables, n’hésitent pas à faire toutes sortes de tâches ordinaires. Ils font la vaisselle, nettoient le plancher, tout.  Récemment, la mère d’un étudiant manifestait son étonnement à propos du nouveau comportement de son fils à la maison. « Avant » disait-elle, « Il ne sortait jamais faire les courses, et maintenant il demeure occupé vingt quatre heures par jour. » A moins de ressentir du plaisir, comment est-ce possible de s’engager dans une activité telle que la conscience de Krishna? Tout cela résulte du fait de chanter Hare Krishna. C’est notre bien unique – le maha-mantra Hare Krishna. On peut être rempli de joie, simplement grâce à la conscience de Krishna. Oui, réellement, c’est une vie pleine de joie. Mais, à moins d’être formé, on ne peut l’expérimenter.

Prahlâda Maharaja continue: » Tout le monde recherche l’affection familiale. » Mais si l’on est attaché à la famille, on ne peut pas maitriser ses sens. Naturellement, tout le monde cherche à aimer quelqu’un. Les relations sociales, l’amitié et l’amour sont nécessaires. Elles répondent aux demandes de l’âme spirituelle, mais ils n’en sont que la réflexion pervertie. J’ai pu constater que beaucoup de femmes  et d’hommes dans votre pays n’ont pas de vie familiale, mais  qu’ils ont néammoins reporté leur amour sur des chats et des chiens. Parce qu’ils désirent aimer quelqu’un mais ne trouvent personne qui convienne, ils reportent leur précieux amour sur des chats et des chiens. Mais notre réel intérêt est de transférer cet amour – lequel doit bien être placé quelque part – vers Krishna. Voilà la conscience de Krishna. Si vous transférez cet amour vers Krishna, vous atteignez la perfection de l’existence. Mais à présent, parce qu’ils ont été frustrés et trompés, les gens ne savent plus vers qui diriger leur amour, et en dernier lieu, ils reportent celui-ci sur leurs chats et leurs chiens.

Tous les gens sont liés entre eux par l’amour et l’affection matériels. Il est difficile de développer sa vie spirituelle quand  l’influence de l’amour matériel est trop grande, parce que ces liens d’amour sont trés puissants.  Prahlâda conseille, par conséquent, de pratiquer la conscience de Krishna  dès l’enfance. Quand un enfant a cinq ou six ans – aussitôt que sa conscience est développée -, il devrait être envoyé à l’école pour être éduqué, et selon Prahlâda Maharaja, son éducation devrait être, dès le tout début, une éducation consciente de Krishna. La période  s’étendant de la cinquième à la quinzième année est trés précieuse; vous pouvez former n’importe quel enfant dans la conscience de Krishna, et il deviendra parfait.
Si un enfant n’est pas éduqué dans la conscience de Krishna et, au lieu de cela, reçoit une éducation matérialiste de façon soutenue, il devient alors trés difficile pour lui de développer sa vie spirituelle. Qu’est-ce que le matérialisme? Le matérialisme signifie que nous tous, dans ce monde matériel, malgré que nous soyons des âmes spirituelles, d’une façon ou d’une autre, cherchons à jouir de ce monde matériel. Le désir de jouir est présent dans sa forme pure dans le monde spirituel, en relation avec Krishna, mais nous sommes venu ici pour jouir d’un plaisir perverti, de la même façon qu’un homme dans le Bowery (Quartier de New York où Srila Prabhupâda a commencé son premier centre d’importance et où les clochards abondaient) s’imagine profiter de l’existence en buvant de l’alcool. Le principe fondamental du plaisir matériel est le sexe. Ainsi, on retrouve le sexe, non seulement au sein de la société humaine, mais aussi, parmi la société des chats, la société des chiens, la société des oiseaux – partout. Durant la journée, un pigeon a des relations sexuelles, au moins une vingtaine de fois. C’est son plaisir.

Le Srimad Bhagavatam confirme que le plaisir matériel est fondé sur rien d’autre que l’union sexuelle de l’homme et de la femme. Au début, un garçon pense, « Oh, cette fille est ravissante », et la fille, « Ce garçon est tellement beau ». Quand ils se rencontrent, cette contamination matérielle (l’attirance sexuelle) devient plus forte. Et dès le moment où ils ont des relations sexuelles, leur attachement  se renforce, jusqu’à ce qu’ils deviennent complètement attachés l’un à l’autre. Comment cela se passe-t’il ?  Aussitôt qu’un garçon et une fille se marient, ils veulent un appartement. Ensuite, ils ont des enfants. Et dès lors qu’ils ont des enfants, ils demandent une reconnaissance sociale. De cette façon, leurs attachements matériels vont croissants. Et pour réaliser tout cela, ils ont besoin d’argent. Un homme qui est trop matérialiste, sera prêt à tromper n’importe qui, mendier, emprunter, voler, voir même tuer, – n’importe quoi, pour se procurer de l’argent. Il sait que sa maison, sa famille, sa femme et ses enfants ne peuvent continuer à exister perpétuellement. Ils sont pareils à l’écume dans l’océan: ils apparaissent et, après un court instant, disparaissent. Mais il est trop attaché. Il ira jusqu’à sacrifier son avancement spirituel pour la poursuite de l’argent servant aux dépenses du foyer. Sa conscience pervertie – « Je suis ce corps. J’appartiens à ce pays. J’appartiens à cette communauté. J’appartiens à cette religion. J’appartiens à cette famille. » – s’étend, de plus en plus.

Qu’est-il advenu de sa conscience de Krishna? Il est tellement embourbé dans les préoccupations matérielles que l’argent devient pour lui, plus précieux que sa propre vie. En d’autres mots, il est prêt à risquer sa vie pour de l’argent. Le chef de famille, l’ouvrier, le marchand, le voleur, le bandit, l’escroc – tout le monde est après l’argent. C’est l’illusion. Et l’on en vient alors à se perdre soi même, au milieu de  toutes ces préoccupations illusoires. 

SUITE: « Devenez conscients de Krishna maintenant »



Catégories :Enseignements de Prahlâda Maharaja, Philosophie et transcendance

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