Le mariage homosexuel: peut-on mépriser l’ordre de la nature?

Le mariage homosexuel:

peut-on mépriser l’ordre de la nature?

Alors que le débat fait rage en ce moment en France, entre les pros et les anti-mariages homosexuels,  et alors que les deux partis invoquent tous deux des idéaux supérieurs – les pros invoquent l’idéal démocratique d’égalité des droits homos/hétéros, et les contres, l’adhérence morale aux convenances sociales et religieuses -, il m’est apparu essentiel pour y voir plus clair d’aborder cette question sur le plan de la conscience de Dieu ou conscience de Krishna. 
                  Jagadananda das
 

Tristan Prévost: En ce moment, en France, le gouvernement veut faire passer une loi instaurant le mariage homosexuel. Cette annonce -surtout en ce qu’elle entraine comme conséquences graves au niveau de l’homoparentalité – a soulevé un vif débat entre les pros et les anti-marriages homosexuels, et a réuni dimanche dernier (le 13 janvier ) plus de 500 000 opposants dans les rues de Paris (mise à jour : plus d’1 million de personnes le 24 mars ont de nouveau défilé  dans les rues de Paris pour la même cause). D’un point de vue conscient de Krishna  que peut-on en penser?

Jagadananda das: Ce débat qui fait rage actuellement nous rappelle que dans ce monde matériel il existe de tout temps deux forces antagonistes distinctes qui s’affrontent constamment: d’un côté, les êtres vertueux (les dévas), et de l’autre les êtres démoniaques (les asuras). Les devas reconnaissent l’existence de Dieu et Sa suprématie et s’efforcent de se conformer à Son ordre (les Ecritures révélées). Dans la Bhagavad-gita, au 16 ème chapitre, intitulé “Nature divine et démoniaque”, Krishna élabore sur ce thème.

Les asuras désignent les êtres démoniaques mais ils ne ressemblent pas forcément à l’être pervers et sanguinaire, d’apparence redoutable, telle que l’imagerie populaire le représente.  Ils peuvent être même d’apparence agréable, plutôt d’un abord avenant et sympathique, mais ce sont des asuras car leur conscience est démoniaque. Qu’est-ce qu’une conscience démoniaque? Cela signifie que l’asura rejette l’existence de Dieu et l’autorité des Ecritures révélées. Il se réfugie, sans référence aucune à Dieu et aux Ecritures, dans son plaisir personnel égoïste, – en faisant fi de l’intérêt des autres, comme ici l’intérêt des enfants adoptés par des homosexuels – et son aspiration profonde est de dominer la nature matérielle, de la façonner à sa guise. Il ne réalise pas que la nature matérielle n’est pas sous son contrôle mais sous celui de Krishna (Bhagavad-gita 9.10). Il n’hésite pas à s’attaquer aux principes fondamentaux de la civilisation et il appelle cela fièrement  “le progrès de la société” (le mariage homosexuel, le sexe illicite, l’avortement, le manquement à la  culture brahmanique , l’intoxication, la promotion des jeux de hasard, mais aussi l’abattage massif des vaches et autres animaux dans les abattoirs industriels, etc…). Le problème actuel est que le monde est gouverné par des démons ignares et arrogants qui n’ont rien à faire de l’ordre de la nature, de Dieu, le Maître de la nature, et des Ecritures védiques faites pour nous guider dans l’existence. Ils ne suivent que leurs caprices, font preuve d’une grande ignorance, et cherchent à assouvir leurs ambitions personnelles. C’est ainsi que la porte-parole du gouvernement vient d’annoncer, après la manifestation importante des opposants au mariage gay qui vient d’avoir lieu à Paris, que le mariage homosexuel était “un progrès historique pour la société”!

Tristan Prévost: Les partisans du mariage homosexuel invoquent un principe qui semble à priori plutôt vertueux: l’égalité de tous face au mariage – “le mariage pour tous” -,  qu’en pensez-vous ?

Jagadananda das: Cette soi-disante “égalité” est un leurre ! Pourquoi? Parce que dans cette histoire il s’agit de “déshabiller Pierre pour habiller Paul”. Autrement dit, on fait fi de l’intérêt profond de l’enfant – son droit fondamental à bénéficier de la présence de son père et de sa mère – , pour se focaliser exclusivement sur l’intérêt des adultes, – le désir d’adopter des enfants. On brandit donc fièrement le slogan de “l’égalité pour tous”, mais les premiers concernés par ce soucis d’équité devraient être les enfants, et dans le cas du mariage homosexuel il n’y a pas d’équité pour l’enfant puisque ses liens de filiation paternel (principalement) et maternelle , sont totalement désavoués.

Tristan Prévost: Mais dans le cas d’un couple homosexuel femmes par exemple, l’enfant aura bien sa mère…

Jagadananda das: …mais pas son père, et de plus, il ne pourra jamais le connaître car il sera né d’une insémination artificielle.  Un procédé médical de procréation plutôt néfaste pour l’équilibre de l’enfant ; la mère reçoit le sperme d’un inconnu (donneur anonyme) par des moyens artificiels. Et pour ajouter au caractère contre-nature de tout cela, l’enfant aura pour père… une femme ! Ce n’est un secret pour personne, et en premier lieu pour les psychologues, le père ne doit pas être négligé car il participe pleinement à l’équilibre psychologique de l’enfant (2).

Tristan Prévost: Mais les défenseurs du mariage gay disent que les enfants élevés par des couples gays sont aussi heureux que ceux élevés par des couples hétéros.

Jagadananda das: Comment peuvent-ils en être certains? Il n’y a pas assez de recul pour l’affirmer. Il n’y a, en France, que 30 000 enfants en familles homoparentales (principalement, homosexuelles femmes) sur 16 millions d’enfants et aucune étude sérieuse sur ces enfants n’a jamais été entreprise.

Tristan Prévost: Beaucoup disent que les opposants au mariage homosexuel sont des homophobes….

Jagadananda das: Personnellement je n’ai aucun ressentiment contre les homosexuels et pense aussi à leur bien. Cette réforme de l’institution du mariage et de l’homoparentalité apparaît néfaste pour eux car elle entretient de faux espoirs, et le fait est que promouvoir le mariage homosexuel c’est ouvrir une véritable boite de Pandore ; autrement dit, c’est s’exposer à de nombreuses et complexes difficultés futures.

L’ampleur du conflit sur le sujet du mariage homosexuel et son concomitant, l’homoparentalité, ne vient pas de la question homosexuelle en elle-même, mais de l’ignorance et de la confusion qui entourent ce sujet, tant au sein des instances dirigeantes que de la population en général.

Tristan Prévost: De quelle ignorance parlez-vous?

Jagadananda das: Celle qui consiste à croire que l’homme est  en mesure de renverser l’ordre de la nature. C’est une réalité biologique incontestable: sans l’union d’un homme et d’une femme , il ne peut y avoir de procréation. Et  la PMA (Procréation Médicalement Assistée), même si elle en modifie la forme, ne change rien au fond : un homme et une femme sont indispensables à la procréation. Telle est la loi de la nature. Mais l’homme actuel de l’âge de Kali est tellement ignorant et arrogant qu’il n’hésite pas à remettre en cause l’ordre même de la nature matérielle.

Tristan Prévost: Selon l’ordre de la nature dont vous parlez quelle est la réalité des choses en ce qui concerne l’homoparentalité ?

Jagadananda das: La réalité définie par l’ordre de la nature est que les hétéros et les homos ne seront jamais sur un plan d’égalité procréative. Le camp des idéalistes des pro-mariages homosexuels invoque “le droit au mariage pour tous”, “le droit à l’enfant” aussi, autrement dit, l’égalité hétéros/homos dans le mariage. Mais le fait est que cette soit-disante “égalité” va directement à l’encontre de l’ordre de la nature. Le rêve secret des karmis matérialistes est de manipuler et changer les lois de la nature, (c’est une tendance démoniaque marquée de l’âge actuel), mais c’est une poursuite vaine et illusoire, et tout ce qu’ils arrivent à faire est d’engendrer toujours plus et plus de problèmes et de difficultés.

Tristan Prévost: Qu’entendez-vous exactement par “l’ordre de la nature”?

Jagadananda das: “L’ordre de la nature” ou “ordre naturel” se rapporte au fait que l’univers est gouverné par des lois, les lois de la nature. Et qui dit loi dit législateur et le législateur de la nature est Dieu. Chaque pays souverain, par exemple, est régit par des lois bien définies que chaque citoyen est astreint à observer s’il veut vivre paisiblement. Dans le cas contraire il y a sanction, et le citoyen s’expose alors à de graves difficultés. Il en est de même pour la nature. Par exemple, la nature impose à chacun le cycle des quatres saisons: le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. C’est un fait généralement admis: tout le monde, pratiquement, préfère l’été à l’hiver. Mais l’homme a-t-il pour autant le pouvoir de supprimer l’hiver et les inconvénients causés par le froid, la pluie verglaçante, la neige et ses dangers, les dépenses pour se chauffer, les journées plus courtes, etc…? Non, bien sûr! Dieu, Krishna, et la nature régissent  l’homme et non pas le contraire.

L’exemple de l’hiver, parce qu’il s’applique sur un plan purement physique et externe, est rudimentaire ; il concerne un aspect manifeste de l’ordre naturel. Mais il existe un aspect plus subtil – mais cependant pas moins déterminant- par lequel la nature exerce son contrôle sur tous les hommes, c’est l’aspect psychique, affectif et relationnel. Et plus précisément, dans le thème qui nous intéresse ici, les relations filiales et parentales.

L’impact relationnel exercé par l’ordre de la nature peut être constaté, par exemple, dans les cas d’accouchements sous x. Nombreux sont ceux et celles, accouchés sous x, qui vivent mal le fait d’avoir été abandonnés. Beaucoup ressentent le fait d’être naît de mère et père inconnus de façon douloureuse. Ce témoignage de Nicolas, 33 ans, est typique et fait échos à de nombreux autres:

T’es-tu souvent posé des questions relatives à ta famille d’origine?

Oui. A 3 ans, je me rendais déjà compte que dans le monde, il y a des femmes qui peuvent mettre au monde des enfants, mais qui ne les élèvent pas forcément.

Mais surtout depuis l’âge de 9 ans, je me suis posé 1000 questions, du type « qui sont ces gens qui m’ont mis au monde? »; Et je m’en pose aujourd’hui encore au moins 10 par jour.

Je me suis imaginé aussi plein de scénarios relatifs à mon abandon. Je me suis demandé qu’est ce qui fait qu’à un moment donné il y a un éclatement de la cellule familiale et récupération par une autre famille?     (Témoignage relevé sur filsantejeune.com )

Tristan Prévost: Mais pourquoi soulever le cas des enfants accouchés sous x, les enfants des couples homosexuels ne concernent pas ce genre de cas?

Jagadananda das: Non, pas complètement, mais comme les accouchements sous x, l’enfant qu’élève un couple d’homosexuels peut avoir un sentiment d’abandon similaire car il est obligatoirement un enfant orphelin de père ou de mère, c’est-à-dire un enfant adopté par des tierces personnes. De plus, ce sentiment d’abandon risque d’être d’autant plus renforcé que le couple homosexuel qui l’élèvera ne sera donc pas des deux sexes – comme un père et une mère normal-, mais du même sexe.

D’autre part, les pros mariages homosexuels brandissent fièrement le slogan égalitaire du “mariage pour tous” et du “droit à l’enfant pour tous” mais ironiquement au sein même de l’homoparentalité ce principe noble de “l’égalité” n’existe pas!

Tristan Prévost: Que voulez-vous dire exactement?

Jagadananda das: Hé bien, les couples homos femmes sont grandement avantagées par rapport à leurs homologues hommes. Pour les femmes, il suffit d’avoir recours à l’insémination artificielle pour procréer (présentement interdite en France – mais certainement pour peu de temps encore, malheureusement. En attendant les femmes se rendent dans des pays voisins). Quant aux hommes, il en va tout autrement; ils n’ont pas d’autres choix que d’avoir recours à l’adoption. Mission impossible d’ailleurs, car même pour les hétéros l’adoption est de plus en plus difficile (7 ans d’attente en moyenne!) et aucun pays ne voudra accorder l’adoption à des couples homosexuels (quand on parlait avant d’entretenir de faux espoirs chez les couples homosexuels …).

Tristan Prévost: Il existe aussi le recours à une mère porteuse…

Jagadananda das: …un procédé bien plus complexe et antinaturel encore, et qui est justement interdit par la loi à ce jour. Là, avec ce procédé de mère porteuse, on rentre carrément dans le domaine terrifiant de la commercialisation de l’enfant….

Tristan Prévost: J’aimerais, si vous le voulez bien, que l’on parle de ce “droit à l’enfant pour tous” que revendiquent les pros mariages homos; qu’en pensez-vous?

Jagadananda das: Je trouve que c’est un slogan des plus malheureux. Il expose de façon choquante l’égoisme, l’avidité et l’ignorance qui prévaut au sein de la société actuelle. Il semble que l’on réclame de “consommer” de l’enfant comme on consomme une marchandise. L’enfant devient comme un dû et non comme un don; un don de Dieu. Tout cela est très préoccupant et réalisant toutes les implications néfastes que cette revendication du “droit à l’enfant” contient, Béatrice Bourges, le porte-parole du Collectif pour l’enfant a écrit au chef du gouvernement (le premier ministre) :

(Extrait) C’est ainsi reconnaître que ces réformes (le mariage homosexuel et l’homoparentalité) annoncées au nom de la lutte contre les discriminations, auront des conséquences sociales, juridiques, économiques, éthiques et bouleversera la famille en profondeur.

Elles concernent donc la société tout entière et non seulement les personnes directement impliquées.

En particulier, le mariage et la filiation sont intrinsèquement liés en raison de la dimension familiale du mariage.

Or, admettre deux femmes ou deux hommes comme parents d’un même enfant exigerait d’abandonner les réalités de père et mère au profit de concepts neutres comme parent 1 et parent 2, ou parent A et parent B. Tous les enfants français se verraient assigner des parents 1 et 2, ou A et B. Tous les parents français devraient se voir désigner à l’état civil et dans leur livret de famille comme parents 1 et 2, A ou B, au mépris de la complémentarité d’état de père et de mère.

Une fois admis les parents de même sexe, sur quel critère trancher les conflits de « parenté » comme, par exemple, entre la conjointe de la mère et le père de l’enfant ? Il ne restera plus qu’à admettre les trois protagonistes, la mère, sa conjointe, et le père, comme parents, comme c’est déjà le cas en Ontario au Canada, en attendant que le conjoint ou la conjointe du père ne réclame elle aussi la qualité de parent : pourquoi le conjoint du père serait moins légitime que la conjointe de la mère à être reconnu comme « parent » ?

Reconnaître trois ou quatre parents d’un même enfant ne serait en rien un excès à éviter mais la conséquence NORMALE de l’admission de parents de même sexe. Et cette extension du nombre des parents pourrait concerner toute famille décomposée et recomposée : tous les parents français devraient admettre que le nouveau conjoint de leur « ex » puisse être considéré comme troisième ou quatrième parent à la mesure de son investissement affectif et éducatif auprès de l’enfant ! Est-ce vraiment un progrès au regard de l’enfant ?

Les enfants seraient les premières victimes d’une prétendue « homoparenté », car donner deux mères à un enfant, si tant est que cela puisse avoir un sens, reviendrait en réalité à le priver de père volontairement, de même que prétendre donner deux pères à un enfant reviendrait à le priver de mère volontairement. Prétendre qu’un enfant puisse avoir deux parents de même sexe le situe dans l’artifice, le mensonge, car deux femmes ou deux hommes ne peuvent engendrer un enfant, quelles que soient par ailleurs leurs qualités personnelles qui ne sont en rien en cause. Or l’enfant a besoin d’être connecté au réel, à la réalité, pour se construire sur un socle solide et non sur les sables mouvants des désirs irréalistes dont il est l’objet. Rattacher juridiquement un enfant à deux personnes de même sexe reviendrait à le doter d’éducateurs, mais à le priver de parents !

Nous voulons donc protéger les enfants de l’injustice que ces réformes envisagent d’institutionnaliser à leur égard.

Tristan Prévost: On peut peut être rappeler ce que représente le mariage selon la conscience de Krishna, la culture védique?

Jagadananda das: Pour comprendre la véritable signification du mariage selon la culture védique, il faut comprendre le but sublime poursuivi par la société millénaire du varnasrama dharma. Il existe selon cette organisation naturelle de la société,  telle qu’instaurée par Dieu, quatre  varnas (divisions sociales) et quatre ashrams (étapes progressives). On parle d’étapes progressives car il s’agit selon la société védique d’atteindre progressivement à la perfection de l’existence. Quelle est cette perfection? L’affranchissement du cycle des morts et des renaissances et le retour au monde spirituel, le retour à Krishna. Le mariage fait parti de la 2ème étape progressive de la vie (3), et en temps que tel contribue à réaliser ce but sublime de  l’existence: l’affranchissement de toute souffrance inhérente à l’existence matérielle, et le retour au monde spirituel où règne un bonheur extatique éternel dans la présence de Krishna.

Tristan Prévost: D’après vos propos, le mariage aurait une vocation essentiellement religieuse?

Jagadananda das: Oui, en effet, et c’est ce qu’exprime Srila Prabhupada dans sa teneur et portée du verset 26 du 4ème chapitre de la Bhagavad-gita:

Le mariage donne droit à certains plaisirs matériels, mais le grhastha, celui qui mène une vie familiale conforme aux Ecritures, n’en use que d’une façon très restreinte. L’homme, en général, tend vers les plaisirs charnels, vers l’enivrement et la consommation de chair animale, mais le chef de famille menant une vie saine et réglée ne se livre pas sans restriction aux plaisirs de la chair, ou autres. Toute société civilisée offre un mariage basé sur les principes religieux, car il constitue le moyen de restreindre les activités sexuelles. Cette maîtrise de soi est une autre forme de yajna (sacrifice), car le grhastha sacrifie sa tendance à jouir par les sens pour la cause de l’élévation spirituelle.

Tristan Prévost: Et la procréation, est-ce un élément essentiel du mariage religieux?

Jagadananda das: Oui, elle est essentiel pour le couple uni au sein du mariage religieux, conscient de Krishna. Une fois qu’un couple formé par un homme et une femme se marie et qu’ils sont heureux ensemble, naturellement, ils aspirent à avoir des enfants, à fonder une famille.

La procréation est essentielle également dans le processus de maitrise de soi au sein du couple (un problème récurant pour ceux qui recherchent à progresser spirituellement). Elle contribue à la purification de la forte tendance à jouir des sens qui prédomine chez les jeunes couples. N’oublions pas qu’à l’origine de notre emprisonnement dans ce monde matériel se trouve la forte propension de l’âme conditionnée à chercher à jouir des sens matériels et en particulier, de la vie sexuelle (4). Cette tendance doit donc être purifiée. Sans aucun doute,  élever des enfants est un plaisir en soi mais constitue aussi une austérité et un sacrifice  (ne dit-on pas aussi “avoir la charge d’enfants”). Dans la conscience de Krishna, cependant, le fait d’élever un enfant n’est pas perçu comme une charge pénible et ingrate mais comme un service offert à Dieu. Telle devrait être la véritable perspective de la procréation: un service de dévotion offert à Dieu, à Krishna. C’est ainsi que le parent dévot, naturellement désireux d’offrir le meilleur à ses enfants, s’efforcera de lui donner une éducation consciente de Krishna fondée sur la pratique du bhakti-yoga, le but de l’existence. Conscient d’offrir à leurs enfants, en matière d’éducation, le plus grand bienfait qui soit  – le fait de  libérer ses dépendants du cycle des morts et des renaissances et de les aider à cultiver le pur amour de Dieu -, les parents sont naturellement heureux et épanouis au sein de la famille. Les enfants aussi sont heureux parce que leurs besoins spirituels (et non pas uniquement matériels) sont pris en compte. On ne fait pas d’eux de futurs karmis avides, concupiscents,  frustrés, victimes de leurs sens et de leur mental incontrôlés, ignorants du but sublime de l’existence humaine. Ils apprennent à trouver le plaisir intérieur que confère la pratique spirituelle du service de dévotion offert à Dieu, Krishna, la compagnie du maître spirituel et des dévots du Seigneur, le chant d’Hare Krishna, individuel et collectif, le prasadam, la lecture et l’écoute du Srimad Bhagavatam, de la Bhagavad-gita, les festivals à la gloire de Krishna et de Ses Avatâras, etc….

Tristan Prévost: Pour revenir au thème principal de notre discussion, le mariage homosexuel et l’homoparentalité, pour conclure que diriez-vous?

Jagadananda das: On peut dire en conclusion que l’institutionnalisation du mariage homosexuel et de l’homoparentalité est un nouveau pas significatif de la société vers le chaos. Ce n’est pas un “progrès historique” comme la porte-parole du gouvernement en place l’a revendiqué mais un “déclin historique”.

J’aimerais citer à ce propos et pour conclure un verset important du Srimad Bhagavatam qui nous rappelle clairement que chacun d’entre nous dans son propre intérêt est astreint de suivre l’ordre du Suprême (l’ordre de la nature):

Comme une vache est tirée aux naseaux par une longue corde, l’homme est soumis aux enseignements védiques sous leur diverses dénominations, et doit se rendre aux ordres du Suprême.

La Teneur et Portée de Srila Prabhupada sur ce verset développe ce point et est assez édifiante en ce qui concerne notre sujet de discussion:

Tout être vivant, homme ou animal, se croit libre de disposer de lui-même, alors qu’en vérité nul n’échappe aux lois du Seigneur, lois sévères, lois à jamais inviolables. Il arrive que des malfaiteurs, par ruse, contournent la législation des hommes, mais jamais impunément les codes du législateur suprême. Et quiconque se risque au moindre écart hors de la voie tracée par Dieu s’expose à de graves difficultés. D’une façon générale, on nomme préceptes religieux les lois du Suprême, dont le principe essentiel invariable est que dans toutes circonstances, l’homme obéisse à la volonté du Seigneur Souverain. Nul, donc, n’échappe aux lois sévères de Dieu; et c’est là qu’il faut voir l’origine même de l’existence matérielle.

Chacun de ceux qui habitent ce monde s’est exposé volontairement, librement, au risque que représente le conditionnement par la matière; il s’est jeté au piège des lois de la nature matérielle. Mais la vie humaine a précisément pour but d’amener l’être à comprendre les causes de son conditionnement, seule voie pour échapper aux griffes de l’existence matérielle; un seul moyen de quitter cet esclavage: se rendre à la volonté du Suprême (…)

Les lois d’un État quel qu’il soit ne sont que d’imparfaites imitations des préceptes religieux; séculier, ou séparé de Dieu, l’État permet aux citoyens d’enfreindre les lois divines, mais leur enjoint strictement d’obéir aux siennes. Or le peuple souffre davantage s’il néglige les lois de Dieu et n’observe que les lois humaines. Car imparfait par nature, sous quelque forme de conditionnement matériel qu’il se trouve, l’homme, même le plus évolué, ne peut créer qu’une législation imparfaite. Les lois de Dieu, elles, ne comportent nulle imperfection, et s’ils en sont instruits, quel besoin les hommes ont-ils d’une législation relative, créée par des politiciens d’expédient, égarés en tous points. Les lois humaines doivent toujours être modifiées, révisées, mais non celles de Dieu, puisque issues de l’être qui possède la perfection suprême.

Les lois scripturaires, dont nous parlions plus haut, sont établies par des âmes libérées, des purs représentants de Dieu, en regard des diverses conditions propres à chaque être; l’adhésion à ces lois, issues du Seigneur, amène peu à peu l’âme conditionnée à s’affranchir des griffes de l’existence matérielle. Néanmoins, chacun est, par sa nature profonde, un serviteur éternel du Seigneur Suprême. Ainsi peut-il, à l’état libéré, servir le Seigneur dans un sentiment d’amour purement spirituel, et jouir ainsi d’une existence de parfaite liberté, parfois même dans une position égale, voire supérieure, à celle du Seigneur. A l’état conditionné, au contraire, dans l’univers matériel, sous l’illusion de māyā, chacun désire dominer tous les autres êtres -esprit de domination qui prolonge et alourdit son conditionnement, jusqu’au jour où il s’abandonne au Seigneur et retrouve auprès de Lui sa condition première de serviteur éternel. Tel est le fin mot de la Bhagavad-gītā et de toutes les autres Écritures révélées du monde.

              Srimad Bhagavatam 1.13.42                                        

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Culture brahmanique: La société selon la culture védique est divisée en quatre varnas et quatre ashramas. Les brahmanas normalement devraient être à la tête et guider la société, alors qu’à l’heure actuelle, ce sont les politiciens, les financiers et les grands patrons qui remplissent plutôt cette fonction. Une société sans brahmanas – ou en tout cas, dans laquelle les brahmanas ne sont pas reconnus-  est, selon l’expression de Srila Prabhupada,  “une société sans tête” et court, comme on peut le voir à  l’heure actuelle, au désastre.

(2) Très tôt le père participe à l’équilibre psychologique de son enfant. Dans le cadre d’un couple traditionnel il accompagne la mère dans sa relation affective avec l’enfant. C’est lui qui peu à peu favorise les premières expériences personnelles avec le monde extérieur. Son mode de contact avec son enfant se situe dans le registre plus physique et dynamique de la pratique d’exercices, de jeux, d’épreuves simples, et de leur progression dans le temps dans une atmosphère sécurisante et dynamisante. Cette spécificité du rôle du père reste une réalité dans les situations de séparation parentale.
Ainsi, dans un couple traditionnel, père et mère sont parfaitement complémentaires pour répondre aux besoins du nourrisson et du petit enfant : la mère représente pour le petit enfant la référence permanente et la sécurité de base, le père la base de l’ouverture progressive au monde dans un climat de confiance, à travers un contact tonique répété et intermittent.
(Relevé dans lenfantdabord.org)

(3) La première étape est le brahmacarya (étudiant célibataire), la troisième est le vanasprastha (préparation au renoncement) et la quatrième le sannyasa (le renoncement et la pleine dédication à la conscience de Krishna et la préparation au retour au monde spirituel).

(4) Lire à ce propos “Amour, sexe et illusion” dans retour-a-krishna.com



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9 réponses

  1. En cet âge de kali yuga, les dirigeants sont des démons, et favorisent beaucoup de choses immorales, j’espère que la vertu gagnera

    Hare Krsna !

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  2. Oui, Bien sûr, je sais qu’il y aura un âge d’or de 10 000 ans.

    Et effectivement quand l’âge d’or de 10 000 ans sera écouler, l’âge de kali reprendra avec la consommation de chair animale, jeux d’hasards, sexe illicite, intoxication..etc..

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  3. Jagadananda Das Prabhu, ça serait bien si vous écrivez un article parlant sur le brahmacārīya ou brahmacāri, en parlant des avantages qu’on a. Vous m’avez parler du livre « Brain gain… » que je
    n’est pas encore commander. Mais j’ai commander proof of vedic culture’s global existence, la vie vient de la vie, sri isopanisad .etc..  que je recevrais dans une semaine.

    Donc, si vous pouvez et si vous le voulez, ça serait bien d’écire un article sur le brahmacārīya en détaille, et pourquoi pas en s’inspirant du
    livre brain gain.

    Hare Krsna !

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  4. déçue de votre « jugement »

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    • Je ne me place pas dans cette histoire en tant que « juge » mais c’est un fait que les lois de la nature (les lois de Dieu) sont très strictes et rigoureuses et je ne crois pas que le rappeler c’est « porter un jugement ». Par contre, agir dans le mépris de ces lois naturelles régies par le Seigneur Suprême, comme dans le cas du mariage homosexuel et de sa résultante la PMA, c’est certainement faire preuve d’ignorance et d’arrogance et s’exposer à de graves conséquences pour cela. Le dire ce n’est pas « porter un jugement » mais tout simplement exposer la vérité des choses.
      Cordialement,

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  5. Les lois de votre dieu ne sont pas les mêmes que celles de mon dieu.

    Le mien aime que chacun soit heureux et ne réclame aucun « jugement ».

    Je ne sache pas que la nature ait conçu de lois anti mariage gay. D’ailleurs quelle nature a t-elle élaboré des lois d’union matrimoniale ? Le mariage est un acte purement juridique qui n’a rien
    à voir avec la nature. Il est le résultat d’une demande humaine.

    De plus, si vous vous intéressez un tantinet à la nature, vous découvrirez qu’elle accepte des couples homosexuels parmi les animaux, même si ce n’est pas la règle générale. 

    Je disais que j’étais déçue par votre « jugement » car je ne le trouve, personnellement, pas conforme à l’idée que vous laissez entendre sur d’autres pages de votre site. Je vous imaginais plus
    tolérant, plus aimant envers les autres âmes, plus en adéquation, justement, avec la nature.

    La PMA est un autre débat à mon avis.

    Merci pour votre site.

    Bien à vous,

     

     

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    • Bonsoir Marie,
      Pardonnez moi, mais comment pouvez-vous dire que Dieu, Sri Krishna, ne souhaite pas que chacun soit heureux; autrement dit qu’Il soit sectaire et partial? Une telle affirmation – en tout cas pour celui ou celle qui a tant soit peu de connaissance des Ecritures védiques telles que la Bhagavad-gita, le Srimad Bhagavatam, etc.. et un tant soi peu de foi en Krishna -, est choquante, ignorante et très injuste (quelques exemples dans la Bhagavad-gita BG 9.32 et BG 9.29) .

      Vous dites en parlant de Dieu “le mien” . Ma foi, quand je vous entend défendre le mariage homosexuel au nom de la religion j’ai en effet très envie de dire comme vous qu’on a pas le même Dieu et peut être même que vous n’avez pas de Dieu autre que celui provenant de votre imagination.

      Ce n’est pas l’idée que la tendance homosexuelle puisse exister au sein de la nature (Mais qui toutefois semble bien plus rare chez les animaux que les humains actuels car à l’âge de 58 ans maintenant, personnellement je n’ai jamais vu d’actes homosexuels chez les animaux comme la sodomie, etc…) que je conteste dans l’article, mais plutôt l’homoparentalité:

      Tristan Prévost: Selon l’ordre de la nature dont vous parlez quelle est la réalité des choses en ce qui concerne l’homoparentalité ?

      Jagadananda das: La réalité définie par l’ordre de la nature est que les hétéros et les homos ne seront jamais sur un plan d’égalité procréative. Le camp des idéalistes des pro-mariages homosexuels invoque “le droit au mariage pour tous”, “le droit à l’enfant” aussi, autrement dit, l’égalité hétéros/homos dans le mariage. Mais le fait est que cette soit-disante “égalité” va directement à l’encontre de l’ordre de la nature.

      Et j’élabore plus avant ensuite:

      Tristan Prévost: Qu’entendez-vous exactement par “l’ordre de la nature”?

      Jagadananda das: “L’ordre de la nature” ou “ordre naturel” se rapporte au fait que l’univers est gouverné par des lois, les lois de la nature. Et qui dit loi dit législateur et le législateur de la nature est Dieu. Chaque pays souverain, par exemple, est régit par des lois bien définies que chaque citoyen est astreint à observer s’il veut vivre paisiblement. Dans le cas contraire il y a sanction, et le citoyen s’expose alors à de graves difficultés. Il en est de même pour la nature. Par exemple, la nature impose à chacun le cycle des quatres saisons: le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. C’est un fait généralement admis: tout le monde, pratiquement, préfère l’été à l’hiver. Mais l’homme a-t-il pour autant le pouvoir de supprimer l’hiver et les inconvénients causés par le froid, la pluie verglaçante, la neige et ses dangers, les dépenses pour se chauffer, les journées plus courtes, etc…? Non, bien sûr! Dieu, Krishna, et la nature régissent l’homme et non pas le contraire.

      L’exemple de l’hiver, parce qu’il s’applique sur un plan purement physique et externe, est rudimentaire ; il concerne un aspect manifeste de l’ordre naturel. Mais il existe un aspect plus subtil – mais cependant pas moins déterminant- par lequel la nature exerce son contrôle sur tous les hommes, c’est l’aspect psychique, affectif et relationnel. Et plus précisément, dans le thème qui nous intéresse ici, les relations filiales et parentales.

      Qui peut raisonnablement dénier le fait qu’au sein de la nature les enfants aspirent fortement à avoir un papa et une maman?

      Vous dites qu’à votre avis la PMA est un autre débat. Je ne suis pas du tout d’accord avec vous et d’ailleurs le débat à l’Assemblée Nationale francaise en ce moment qui aborde le sujet du mariage homosexuel, conjointement avec l’homoparentalité, semble démontrer le contraire. Car c’est un fait que dès que les homosexuels auront bénéficié d’une (soit-disante) égalité avec les hétéros en ce qui concerne le mariage, la première chose qu’ils penseront est “Puisque nous sommes égaux nous exigeons immédiatement le “droit à l’enfant” comme les hétéros.” Et c’est là que commencent beaucoup de problèmes car comme je l’ai expliqué dans l’article si on pense beaucoup dans cette affaire aux droits des adultes et de leur “égalité”, en ce qui concerne les enfants c’est tout autre chose….

      Pour finir, Marie, vous dites: “Je vous imaginais plus tolérant, plus aimant envers les autres âmes, plus en adéquation, justement, avec la nature.”

      Je ne pense pas être intolérant. Je n’ai rien par exemple d’un orthodoxe fanatique et haineux vis-à-vis des autres. Si j’ai commencé mon site retour-a-krishna.com en 2006 c’est justement dans l’optique de pouvoir distribuer librement et à tout le monde, sans discrimination, l’immense don de la conscience de Krishna tel que je l’ai reçu avec bonheur de mon maître spirituel Sa Divine Grace A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupada et pratiqué depuis des décennies maintenant.

      En fait d’être plus aimant vis à vis des autres j’aimerais dire que je pense manifester plus d’amour vis à vis des animaux que la plupart des gens car dès l’instant où j’ai compris que les animaux étaient aussi tout comme nous des âmes spirituelles (il y a bientôt 40 ans de cela) j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande et je ne peux supporter de voir quelqu’un leur faire du mal.

      Je ne crois pas que mon article manque d’amour vis à vis des autres âmes comme vous le dites. J’exprime le fait que je pense aussi au bien des homosexuels quand je l’écris. Mais c’est vrai que j’apparaît plutôt dur par moment, mais c’est parce que je ne tolère pas, par amour, que l’on puisse s’attaquer aux droits inhérents et inaltérables (en tout cas selon les lois de Dieu) des êtres les plus fragiles que sont les enfants, comme pour les lois autorisant l’avortement . Mais là, c’est une autre histoire…
      Cordialement Marie,
      Hare Krishna,

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  6. Il aura donc fallu le droit au mariage pour tous pour que tout à coup, on se rappelle que les enfants ont « droit » à un père et à une mère naturelle ? Alors que depuis que le monde est monde on
    trouve des enfants dont :

    -la mère est morte en couches – pas de mère connue, sinon de substitution
    -le père est mort à la guerre – pas de père connu, sinon de substitution
    – le père a fui avant sa naissance – pas de père non plus
    – les parents sont séparés, divorcés
    – le père, ou la mère est désespérément absent, trop de travail, de voyages, de retraites religieuses
    – père stérile et bébé conçu grâce à un donneur de sperme, mère stérile et bébé conçu grâce à un don d’ovule,
    – bébé adopté par une femme ou un homme seul, homo ou non
    – etc.

    Les mêmes religieux qui veulent interdire l’adoption pour deux hommes ou deux femmes, ont toujours trouvé très bien pour l’équilibre des enfants de placer les orphelins dans des institutions
    qu’ils dirigeaient : des milliers de petites filles élevées par des femmes voilées, qui n’étaient en rien maternelles, des milliers de petits garçons élevés par des prêtres en soutane, avec dans
    les deux cas les dérives que l’on sait… Et dans les ashrams, les enfants sont-ils toujours élevés par leurs parents biologiques, et seulement par ceux-ci ? Pas de détournement d’amour, de soins
    et d’éducation parentale ? Jamais ?

    La réalité EST qu’il y a des enfants sans parents, ou qui n’ont, ou ne connaisse qu’un seul, voire aucun de leurs parents biologiques.

    La réalité EST qu’il y a des mères divorcées qui sont seules à élever leurs enfants. Si l’une de ces mères se révèle homosexuelle, et vit depuis des années avec une autre femme, si un jour elle
    décède brutalement, est-ce pour « le bien de l’enfant » que ce dernier, qui a perdu déjà l’une de ses mères (la biologique, mais pour lui il n’y a pas de différence s’il a toujours connu les deux),
    doive être séparé de l’autre, et aller vivre en orphelinat, ou avec un père qui n’a aucun lien avec lui, ou dont la mère s’est séparé parce qu’il était violent, alcoolique, ou abusait de ses
    enfants ?

    Les enfants qui vivent en foyer homosexuel SONT une réalité. Les enfants qui vivent avec un seul parent aussi. Pourquoi lorsque le deuxième parent est du même sexe que l’autre, l’enfant n’aurait
    pas les mêmes droits à son égard que lorsque ce deuxième parent (biologique ou non) est du sexe opposé au premier ?

    En passant, le mariage n’a rien de naturel. Et la nature n’a pas de norme, elle tente tout, essaie tout, ce qui fonctionne survivra, et si les circonstances changent, il faudra s’adapter ou
    disparaître. Harem pour les gorilles mâles et adultères répétés pour les femelles, couples plus ou moins monogames pour les humains, familles élargies, polygames et polyandres, bisexuelles pour
    les bonobos, même chez nos proches cousins tous les cas de figure se rencontrent… alors cessons de parler de « nature », la Nature se moque de ce genre d’arguments !

    (et bon, Kali, elle a des bons côtés, Kali, elle fiche un souk pas possible, mais elle permet de nouveaux départs, une fois les vieux schémas ratiboisés. Elle m’a accompagnée une année entière,
    ça a été dur, ça m’a fait mal, mais sur ce sol de sang et de cendres, plein de nouvelles pousses ont germé. Merci à Elle.)

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