La vie sur d’autres planètes

la-vie-vient-de-la-vie1

Un défi à la théorie de l’évolution

Avant propos
Introduction

PREMIER ENTRETIEN

1) La vie sur d’autres planètes

Srila Prabhupada: La vie existe partout, même sur la Lune et sur le Soleil, que disent là-dessus les hommes de science?

Dr. Singh: Ils disent qu’il n’y a pas de vie sur la Lune parce qu’ils n’en ont pas trouvé.

Srila Prabhupada: Mais cette preuve est insuffisante. Même si la Lune est couverte de poussière, certains micro-organismes peuvent s’adapter à cette poussière. N’importe quelle atmosphère sans exception peut abriter la vie. C’est la raison pour laquelle les Vedas qualifient les êtres vivants, de sarva-gatah: « qui existent en toutes circonstances ». L’être vivant, en lui-même, n’est pas matériel, même s’il est emprisonné dans un corps de matière. Et lorsque nous parlons de différentes « atmosphères », c’est de différentes conditions de vie matérielle qu’il s’agit.

Karandhara: Ils disent que l’atmosphère de la Lune est impropre à la vie; mais en fait, tout ce qu’ils peuvent légitimement dire c’est qu’elle ne convient pas à la vie telle qu’ils la conçoivent.

Srila Prabhupada: Les Vedas enseignent que l’étincelle vivante n’a rien de commun avec la matière, et la Bhagavad-gita précise qu’elle ne peut être brûlée, coupée, desséchée ou mouillée.

Dr. Singh: Les savants procèdent par extrapolations: ils pensent que ce qu’ils savent de la vie sur cette planète doit s’appliquer aux autres planètes.

Srila Prabhupada: Exactement. Ils ramènent tout à leur niveau d’entendement limité et voient tout en fonction de leur propre champ d’expérience. C’est ce que l’on appelle « la philosophie du Professeur Grenouille ».

Il y avait une grenouille qui vivait au fond de son puits. Un jour, un ami lui apprend l’existence de l’océan Atlantique. Notre grenouille lui demande alors.

-« L’océan Atlantique, mais qu’est-ce que c’est? »

-« Une très vaste étendue d’eau, » lui fut-il répondu.

-« C’est grand comment? Comme deux fois ce puits? »

-« Oh non, beaucoup plus grand, » lui dit son ami.

-« Mais combien de fois plus grand? Dix fois? » Et notre grenouille de continuer à calculer de la sorte. Mais comment pourrait-elle jamais comprendre la grandeur de l’océan en s’y prenant ainsi? De même, nos facultés, notre champ d’expérience et nos capacités de spéculation sont toujours limités. Aussi les hypothèses des savants sont-elles comparables au processus mental de cette grenouille.

Karandhara: Le fondement de ce qu’ils appellent « l’intégrité scientifique » consiste à ne parler que de ce qu’ils peuvent expérimenter directement.

Srila Prabhupada: Chacun peut ainsi présenter sa propre expérience; mais pourquoi accepterais-je la vôtre? A supposer que vous soyez une grenouille et moi une baleine, pourquoi devrais-je accepter que le monde se limite à votre puits? Vous auriez votre propre façon d’acquérir la science et moi j’aurais la mienne.

Dr. Singh: Les savants n’ont trouvé aucune trace d’eau sur le sol lunaire, et ils en ont conclu qu’aucune forme de vie ne pouvait y subsister.

Karandhara: Ils ont un appareil capable de détecter la présence d’eau et ils l’ont envoyé en orbite autour de la Lune. Or, d’après les données recueillies, il n’y aurait pas d’eau sur la Lune, et par conséquent, pas de vie non plus.

Srila Prabhupada: Même s’il n’y a pas d’eau, comme sur le Soleil par exemple, il peut néanmoins s’y trouver des êtres vivants.

L’atome: un univers

Srila Prabhupada: La création matérielle tout entière est une combinaison de cinq éléments bruts – la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther – et de trois éléments subtils – le mental, l’intelligence et le faux ego.

Karandhara: Selon la science védique, la première manifestation de l’énergie matérielle est le faux ego, lequel se développe ensuite sous la forme de l’intelligence, puis du mental, et enfin des cinq éléments bruts – l’éther, l’air, le feu, l’eau et la terre. Tout objet matériel contient donc ces mêmes éléments de base. N’est-ce pas?

Srila Prabhupada: Effectivement. On peut comparer la création de l’univers matériel à la croissance d’un grand arbre banian issu d’une toute petite graine. Impossible de percevoir la présence d’un arbre à l’intérieur de cette graine, et pourtant tous les ingrédients nécessaires à la formation de l’arbre s’y trouvent, y compris l’intelligence. En fait, le corps de tout être n’est rien d’autre qu’un univers en miniature. Votre corps et le mien sont des univers distincts, des microcosmes. Par conséquent, les huit éléments matériels se retrouvent à l’intérieur de chacun de nos corps, tout comme ils figurent dans l’univers entier. Et il en va de même de l’insecte: son corps est un autre univers.

Kamndhara: Qu’en est-il de l’atome?

Srila Prabhupada: Le même principe s’y applique: tous ces éléments constitutifs existent dans l’atome. anor aniyân mahato mahîyàn: en ce monde, toute chose gigantesque ou infime, est constituée des mêmes éléments de base. (Katha Upanisad, 1.2.20) Ce principe est universel. De même qu’une petite montre de femme contient tous les mécanismes nécessaires à son bon fonctionnement, une fourmi possède toute la substance cérébrale dont elle a besoin pour mener à bien son existence. Comment cela est-il possible? Pour répondre à cette question, il faudrait soigneusement étudier les tissus cérébraux des fourmis, ce qui est impossible. En outre, il existe d’innombrables formes de vie encore plus petites que les fourmis, les microbes, dont certains n’ont pas encore été découverts par la science.

Relativité et connaissance

Srila Prabhupada: Tous les êtres vivants sont dotés de l’intelligence requise pour accomplir quatre activités fondamentales, soit manger, dormir, s’accoupler, se défendre, et ces quatre fonctions primordiales existent même chez les êtres microscopiques et atomiques. L’être humain, toutefois, possède une intelligence plus développée qui lui permet de découvrir Dieu. Voilà la seule différence. Ahâra-nidrà-bhaya-maithunam ca sàmànam etat pasubhir narànàm manger, dormir, se reproduire et se défendre sont des principes universels. Avez-vous observé la croissance des arbres: l’écorce contourne toujours les noeuds pour les éviter, pourtant, l’arbre n’a pas d’yeux et ne peut donc voir. C’est parce qu’il possède, lui aussi, une certaine intelligence. Peut-être. n’est-elle pas aussi développée que la vôtre, mais il s’agit bel et bien d’intelligence. Un enfant possède également un certain intellect, bien qu’il ne soit pas égal à celui de son père. Mais avec le temps, lorsque l’enfant lui aussi, aura un corps d’adulte, son intelligence atteindra sa pleine maturité.

Dr. Singh: L’intelligence est donc relative.

Srila Prabhupada: Oui, tout est relatif. Notre corps possède une certaine intelligence et une certaine longévité, et il en est de même pour les fourmis; la durée de leur existence leur semblera une centaine d’années, mais ce temps est relatif à leur corps. A nos yeux, les fourmis ne vivent que quelques jours. Même Brahma, l’être qui possède la plus grande longévité en cet univers, ne vit que cent ans, mais des années à son échelle. Selon ce même principe, il existe ailleurs que sur Terre, des formes de vie parfaitement adaptées à l’atmosphère des autres planètes. Pourquoi les hommes de science veulent-ils tout concevoir en fonction des conditions relatives de la planète Terre? C’est absurde. Si l’entière manifestation cosmique obéit à la loi de la relativité, comment les savants peuvent-ils prétendre que la vie sur d’autres planètes n’est possible que si les conditions y sont identiques à celles de la Terre? Les Vedas enseignent que la connaissance doit toujours être considérée en fonction du desa-kàla-pàtra, soit d’après le temps le lieu et l’objet. Tout phénomène doit donc être étudié en tenant compte de ces trois facteurs. Par exemple, même par ce temps glacial, les poissons sont très à l’aise dans l’eau, tandis que nous, nous grelottons au bord de la mer, et cela, parce que notre dega-kàla-pâtra est différent de celui des poissons. Mais il serait stupide d’en conclure que les mouettes vont, elles aussi, grelotter de froid sur l’eau; en effet, leur deda-kàla-pàtra diffère également au nôtre. Il existe 8 400 000 espèces vivantes au sein de la manifestation cosmique matérielle, et chacune d’elles s’accommode de conditions d’existence différentes. Sans même quitter notre planète, vous ne vivriez pas confortablement en Alaska, bien que cette région fasse également partie du continent américain. Mais, ceux qui vivent en Alaska s’y trouvent parfaitement bien et ne voudraient pas vivre dans un autre climat.

Karandhara: La relativité repose donc sur la situation de chacun.

Srila Prabhupada: Oui, et c’est pourquoi l’on dit que ce qui est nourriture pour les uns est poison pour les autres.

Bramananda Swami: Pour dire que la vie est impossible sur la Lune, les hommes de science se fondent sur ce seul fait, qu’eux-mêmes ne pourraient y survivre.

Une journée de 8,6 milliards d’années

Dr. Singh: Voilà donc tout le problème; chacun ne pense qu’en fonction de ses propres normes, ce qui n’a aucun sens.

Un disciple: Celui qui n’est jamais sorti de chez lui croit naturellement que le monde entier se résume à son village.

Srila Prabhupada: Tout comme la grenouille rapporte tout à son puits, incapable de penser d’une autre manière. Et de même qu’elle conçoit l’océan selon ses propres critères, l’homme veut estimer la grandeur de Dieu de façon relative, par rapport à sa propre grandeur. Certains insectes ne voient jamais la lumière: ils naissent la nuit, se reproduisent et meurent avant l’aube. Aussi ne peuvent-ils même imaginer ce qu’est le jour. Selon un même ordre d’idée, lorsque nous apprenons d’après les sàstras (les Ecritures révélées) que la vie de Brahma s’étend sur des millions de nos années, d’emblée nous refusons d’y croire. Mais la Bhagavad-gita (8.17) enseigne: sahasrayuga-paryantam ahar yad brahmano viduh – « 4,3 milliards d’années terrestres correspondent à douze heures de Brahma. » Et pourtant un très célèbre politicien indien qui passait pour un maître dans la science de la Bhagavad-gita, a démenti cette information, prétendant qu’il ne s’agissait là que de spéculations intellectuelles. Ce qui n’empêche qu’il passe pour un grand sage. Voilà bien tout le problème: des sots et des fourbes se font passer pour sages, savants et philosophes, et fourvoient ainsi le monde entier.

SUITE: L’ATOME, UN UNIVERS



Catégories :La science et la conscience de Krishna

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :