La théorie du genre ; quand les matérialistes cherchent à supplanter Dieu

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J’ai publié récemment dans retour à Krishna deux articles intitulés « Prophéties pour l’âge de Kali ». Il s’agit de la transcription d’une classe de Srila Prabhupada sur les prophéties du Srimad Bhagavatam contenues dans le 12e chant. Le verser d’introduction spécifie qu’avec chaque jour qui passe dans l’âge de Kali les qualités de l’homme diminueront toujours un peu plus:

       « O roi, par la force implacable du temps, chaque jour voit s’accentuer dans l’âge de Kali le déclin de la religion, de la véracité, de la propreté, de la clémence, de la miséricorde, de la durée de la vie, de la force physique et de la mémoire. »   (Srimad Bhagavatam 12.2.1)

C’est ainsi qu’avec le déclin de la religion diverses théories philosophiques matérialistes fleurissent qui cherchent à supplanter l’autorité de la religion et à travers elle, celle de Dieu et de la nature matérielle qu’Il gouverne . Une d’entre elles fait particulièrement polémique en ce moment ; il s’agit de la théorie du genre.

On retrouve ces informations sur le net dans un document d’obédience chrétienne qui sont pour le moins choquantes:

Qu’est-ce que la théorie du genre(ou gender en anglais) ? Le genre considère que l’identité d’un homme et d’une femme ne se rattache pas à sa réalité biologique sexuée, mais à une construction sociale et culturelle. Cela veut dire que l’on ne naît pas homme ou femme mais qu’on choisit de le devenir.

Le genre ne peut pas tenir compte des données naturelles biologiques qui fondent l’identité de l’homme et de la femme, mais considère qu’il s’agit de données culturelles fondées sur des stéréotypes et des constructions sociales dans un lieu et dans une épopée donnés.

Le genre veut dire que l’on peut choisir d’être :

  • Un homme ou une femme hétérosexuel(le)
  • Un homme ou une femme homosexuel(le)
  • Un homme ou une femme bisexuel(le)
  • Hétérosexuel aujourd’hui, homosexuel demain, bisexuel après-demain

D’où cela vient-il ?

Le genre a été élaboré dès les années 1960 par des théoriciens anglo-saxons et relayés par des philosophes français dans les années 1970/80.

Le genre a été porté principalement par les organisations internationales comme l’ONU et le Planning Familial International.

Cette théorie est devenue publiquement mondiale lors de la conférence internationale de l’ONU à Pékin en 1994. Son application est obligatoire depuis plus de 20 ans dans tous les programmes d’aide aux pays en développement et son enseignement devient obligatoire en Europe depuis quelques années, en France depuis trois ans !

Quel est le but officiel de la théorie du genre ?

Les défenseurs du genre se fondent sur des situations réelles de souffrance, de discrimination, d’exploitation de la femme… Ils considèrent que les différences existantes entre les hommes et les femmes sont les sources de tous ces problèmes. Il exprime une lutte de pouvoir entre les hommes et les femmes, la domination d’un sexe sur l’autre.

Donc pour supprimer la souffrance et des discriminations de toutes sortes, il faut supprimer les différences hommes femmes.

C’est pourquoi le genre séduit : il semble apporter une réponse aux questions légitimes des hommes et des femmes d’aujourd’hui.

Pourquoi cela pose-t-il problème ?

Parce qu’en réalité, le genre n’apporte pas de réponse à ces problèmes, mais il change la société en profondeur !

Le genre introduit des nouveaux mots avec de nouvelles définitions que chacun peut inventer, il déconstruit la réalité au nom de la tolérance obligatoire et du principe de non-discrimination, il invente de nouveaux droits et de nouvelles responsabilités qui ne sont que la traduction d’un individualisme poussé à l’extrême.

Le genre déconstruit les rôles socialement construits, la famille, le politique, le juridique, la religion, l’éducation…

Si on est pas d’accord ?

D’abord, la théorie du genre séduit, puis quand des papas et des mamans s’opposent à ce que le genre soit inculqué à leurs enfants, les organes politiques et sociaux suppriment les libertés de conscience, d’expression et d’éducation !

Quelques exemples :

En Espagne, 5500 familles se sont déclarées objectrices de conscience et ont refusé que leurs enfants suivent cet enseignement. De nombreux parents ont été poursuivis, plus de 2300 procédures judiciaires ont été initiées.

En Allemagne, des parents ont refusé que leurs enfants de sept à neuf ans aillent en cours d’éducation sexuelle basée sur le genre : ils ont été condamnés à payer des amendes. Refusant de les payer au nom de l’objection de conscience, ces mêmes parents ont été condamnés à 43 jours de prison ferme. Certains ayant plusieurs enfants ont fait plusieurs séjours en prison. Ces détentions ont été validées par La Cour Européenne Des Droits De L’Homme….

D’autres exemples, concernant d’autres pays à travers le monde sont donnés dans le document, en Angleterre, en Suède, à Chicago, en Argentine. Et en ce qui concerne la France :

L’enseignement de la théorie du genre est devenu obligatoire:

  • Une chaire est dédiée au genre à Sciences Politiques à Paris et les cours sont obligatoires pour les étudiants depuis septembre 2011.
  • La ligue pour l’enseignement à éditer des livrets d’éducation au genre qui a été distribué dans les 1500 classes de CP et CE1 d’Île-de-France en septembre 2011. Dans le livret réservé aux éducateurs à la page 5, il est écrit : « c’est bien l’institutionnalisation de l’enseignement sur le genre qui est attendu (de la maternelle au lycée, en formation initiale et continue) ».

Ce document que nous venons de citer date d’un an, et depuis il y a du nouveau. L’Education Nationale a eu la bonne idée d’inciter les lycéens garçons de l’Académie de Nantes, …à s’habiller en jupe et à mettre du rouge à lèvre ce 16 mai 2014, pour disent-ils « lutter contre le sexisme » !

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Comme le dit le proverbe : «ll n’y a pas de fumée sans feu ». Mais aussi, il n’y a pas de feu sans fumée. Autrement dit,  l’Education Nationale prêchant la théorie du genre, on pouvait s’attendre qu’à un moment ou un autre ce prosélytisme débouche sur des réalisations concrètes.

Et les résultats sont là ! Tellement hideux et grotesques que l’ l’Education Nationale n’ose même pas en endosser le crédit (ils ont supprimé sur le net le document qui annonçait. «la journée de la jupe » et le ministre de l’éducation a ouvertement menti à l’Assemblée quand on l’a interpellé sur ce sujet) !

Comme le dit la Bhagavad gita dans le 16e chapitre sur la nature divine et démoniaque: « Ce qu’il faut faire ou ne pas faire, les êtres démoniaques l’ignorent. En eux, ni pureté, ni juste conduite, ni véracité. » (BG 16 .7)

La Bhagavad gita poursuit : « Les êtres démoniaques prétendent que ce monde est sans fondement, qu’aucun Dieu ne le dirige,…Partant de telles conclusions, les démoniaques, égarés, dénués d’intelligence, se livrent à des œuvres nuisibles, infâmes, qui visent à détruire le monde.» (BG 16.8 et 9)

Cette destruction à laquelle fait allusion ici la Bhagavad gita ne concerne pas seulement la destruction physique comme celle qui résulte de l’utilisation des armes de destruction massive (telle la bombe atomique). Elle est bien plus pernicieuse et ravageuse encore. Elle s’attaque aux « esprits en formation », ceux des enfants et des jeunes gens,  en propageant des idéologies matérialistes, soit directement athées, ou en tout cas, qui renforcent l’idée que l’homme -et non Dieu –, contrôle la nature matérielle et peut ainsi manipuler celle-ci au gré de son imagination (perverse).

Une telle idéologie est très néfaste car elle ôte toute possibilité pour ceux et celles qu’elle tente de façonner aux idées libertaires hédonistes, de développer leur conscience spirituelle, – leur conscience de Dieu ou conscience de Krishna. La seule conscience qui permette à l’être d’accomplir la mission de la forme humaine qui est de mettre un terme définitif à sa condition de souffrance au sein de l’existence matérielle ; celle qu’engendre l’emprisonnement de l’âme dans le cycle infernal des morts et des renaissances répétées et l’oubli de sa relation d’amour avec Krishna, Dieu, la Personne Suprême dans le monde spirituel éternel, la véritable demeure auquel il appartient.

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