Alléger le fardeau du monde

(d’après les célèbres prières de la reine Kunti)

par  Sa Divine Grâce

A.C Bhaktivedanta Swami Prabhupāda

(traduction de Denis Bernier et Pierre Corbeil)

 Dix-septième Chapitre 


Alléger le fardeau du monde

bhârâvatâranâyânye
bhuvo nâva ivodadhau
sîdantyâ bhûri-bhârena
jâto hy âtma-bhuvârthitah
 » D’autres avancent que le monde se trouvait accablé d’un lourd fardeau, comme souvent un vaisseau en mer, que pour l’alléger de ce tourment, Brahmâ – Ton fils – Te pria d’apparaître, et que c’est pour répondre à sa prière qu’ici-basTu es descendu. « (Srimad-Bhâgavatam 1.8.34)

Brahmâ naît directement du Seigneur, du Père Suprême, sans avoir à être introduit dans le sein d’une mère. Volà pourquoi on le connaît sous le nom d’âtma-bhoû. Brahmâ reçoit la charge de poursuivre l’œuvre de création dans l’Univers, mais en tant que second créateur. Doté par le Tout-puissant du pouvoir nécessaire à l’exercice de ses fonctions. Aux confins de l’univers se trouve une planète spirituelle du nom de Svétadwîp, demeure du Paramâtmâ, le Seigneur sous Sa Forme de Kshîrodakashâyî Vishnou. Quand survient dans l’Univers un problème que les dévas sont incapables de résoudre, ils demandent à Brahmâ de trouver une solution, et si celui-ci ne peut lui-même régler la question, il consulte Kshîrodakashâyî Vishnou et Le prie d’apparaître en ce monde sous la forme d’un avatar pour en alléger le fardeau. C’est ce qui arriva lorsque Kamsa et d’autres rois démoniaques gouvernaient la Terre, et que celle-ci fut accablée du trop lourd fardeau de leurs méfaits. C’est alors que Brahmâ, accompagné d’autres dévas, pria sur les rives de l’océan Kshîrodaka et fut averti de l’avènement de Krishna en tant que fils de Vasoudéva et Dévakî. Certains avancent que c’est à cause de ces prières de Brahmâ que le Seigneur apparut sur Terre.

Kunti cite, dans ce verset, les différentes hypothèses de diverses personnes sur le pourquoi de l’avènement de Krishna en ce monde. Certains disent qu’Il est apparu sur la requête de Vasoudéva et Dévakî; d’autres avancent que c’est à cause des prières de Brahmâ. Bhârâvatâranâyânye bhuvo nâva ivodadhau :  » Certains soutiennent que le monde était accablé d’un lourd fardeau, comme souvent l’est un vaisseau en mer, et que pour l’alléger de ce tourment, Tu es apparu ici-bas.  » Lorsque le monde sombre sous un tel fardeau, surviennent inévitablement guerre, peste, famine, épidémies… Ainsi le veulent les lois de la Nature.

La Terre flotte dans l’espace parmi des millions d’autres planètes, toutes dotées d’immenses montagnes et océans. Si notre planète se maintient ainsi dans l’espace, c’est que Krishna est entré en elle – comme le confirme la Bhagavad-Gîtâ (gâm âvisya) – de la même façon qu’Il pénètre dans chaque atome. La Terre n’est certes pas en état d’apésanteur; elle s’avère au contraire très lourde. Or, elle flotte néanmoins dans l’espace, car l’Âme Suprême réside en elle.

Tout est allégé par la présence de l’âme. Notre corps flotte sur l’eau tant que nous vivons, mais dès que l’âme le quitte, il coule. Tant que vit l’enfant, nous pouvons l’entraîner par la main; une fois mort, cependant, il devient lourd. Nous sommes maintenant lourds, mais lorsque nous aurons évolués spirituellement, toute entrave disparaîtra. Nous ne pouvons pas voler dans l’espace présentement. Or, l’âme s’avère si légère qu’une fois délivrée du corps, elle peut atteindre Vaikounthaloka – le monde spirituel – en un instant (tyaktvâ deham punar janma naiti mâm eti).

Back to Godhead - Volume 12, Number 08 - 1977

Brahmâ, qui approche alors Vishnou pour qu’Il réduise le fardeau perturbateur.

Pourquoi alors le monde devient-il accablé d’un trop lourd fardeau ? À cause de la présence d’êtres démoniaques, qui sont hostiles au service de dévotion. Lorsque notre mère la Terre juge ce fardeau trop accablant, Krishna apparaît ici-bas pour l’en soulager. Un navire surchargé risque certes de sombrer à tout instant. Aussi, dès qu’elle se sentit accablée par le fardeau d’êtres diaboliques (sîdantyâ bhûri-bhârena), la Terre approcha Brahmâ, le principal habitant de l’Univers. Lorsque le besoin s’en fait sentir, les personnages éminents de l’Univers consultent Brahmâ, qui approche alors Vishnou pour qu’Il réduise le fardeau perturbateur. Vishnou ou Krishna apparaît ensuite en tant qu’avatar, comme le confirme la Bhagavad-Gîtâ (IV:7) :

yadâ yadâ hi dharmasya
glânir bhavati bhârata
abhyutthânam adharmasya
tadâtmânam srjâmy aham

 » Chaque fois qu’en quelque endroit de l’Univers, la spiritualité voit un déclin, et que s’élève l’irréligion, ô descendant de Bharata, Je descends en personne. « 

Quand règnent l’anarchie et le crime, l’État s’en trouve accablé et perturbé; les chefs d’État se demandent alors ce qu’ils doivent faire. De même, lorsque le monde est envahi par les athées et les démoniaques, il en résulte un fardeau qui rend perplexes les dévas, ces pieux régents de l’Univers. Lorsque les gens obéissent aux lois, ils facilitent la gestion de l’État; mais les criminels accablent les chefs d’État. Pareille situation perturbe parfois même l’harmonie cosmique de l’Univers matériel. Dévas et anti-dieux existent de tout temps, mais lorsque ces derniers exercent une trop grande influence, le monde ploie sous le fardeau. Les dévas n’ont alors d’autre recours que d’implorer l’aide de Brahmâ.

Brahmâ est l’une des douze autorités appelées dvâdasa-mahâjana (svayambhûr nâradah sambhuh kaumârah kapilo manuh / prahlâdo janako bhîsmo balir vaiyasakir vayam / S.B. 6.3.20) Il faut obéir aux mahâjanas, ces grandes autorités en la matière, si nous désirons recevoir le savoir spirituel. Les Védas nous enjoignent : tad-vijñânâtham sa gurum evâbhigacchet – qui veut tout connaître doit approcher un guru, un maître spirituel, une autorité authentique. Le guru originel est Krishna. De même qu’Il enseigna Arjuna, Il instruisit Brahmâ, comme le confirme le Srimad-Bhâgavatam (1.1.1) : tene brahma hrdâ ya âdi-kavaye.

Ce Srimad-Bhâgavatam décrit la source, l’origine de la Création, qui devrait faire l’objet de nos recherches. Quelle est la source de la Création? Janmâdy asya yatah : la source ou origine de tout est aussi la source de janma, sthiti et pralaya – la Création, la préservation et la dissolution. Notre corps est né à une date précise et durera quelques années – dix, vingt, cinquante ou plus, selon le corps – puis sonnera sa dernière heure. D’où vient ce corps et quelle sera sa destination après sa destruction? Des lois scientifiques régissent la conservation de l’énergie. Quelle est la source de cette énergie? Cette source existe (yato vâ imâni bhûtâni jâyante) et le Srimad-Bhâgavatam l’identifie.

Cette source n’est pas aveugle. Des vauriens croient que tout vient du néant. Mais comment un objet peut-il venir du néant? Bien que nous n’avons aucune preuve d’incident pareil, des sots prétendent le contraire. Ils ne peuvent donc qu’être aveugles. Quelle est la nature de la source dont tout émane, en quoi tout existe et retournera un jour? Le Bhâgavatam (1.1.1) dit à ce sujet : janmâdy asya yato ‘nvayâd itaratas cârthesv abhijñah. Le mot abhijñah dénote que la source de tout est pleinement consciente.

Le mot ijña signifie  » savoir  » et abhi  » spécifique « . N’ayant qu’une connaissance inadéquate de nos origines et de notre destination après-mort, nous ne sommes donc pas abhijña, suprêmement conscients. Mais la source suprême est abhijña. Cette source n’est ni pierre ni néant. Comment serait-ce possible? La Création même témoigne de la conscience de l’Être Suprême. Tous peuvent apprécier la manifestation cosmique et la merveilleuse façon dont elle fonctionne. Le soleil et la lune se lèvent à l’heure, sans dévier fût-ce un dix-millième de seconde, et les saisons changent de la même manière, apportant fruits et fleurs. Ainsi le cosmos entier se déploie selon un ordre systématique. En l’absence d’une intelligence brillante (abhijña), comment tout cela aurait-il pu être créé? Certains diront que tout procède du néant. Sornettes! Une telle Création peut-elle émaner du néant? Cette idée résulte-t-elle d’un raisonnement juste? Non, répond le Bhâgavatam.

Le Bhâgavatam nous dit que tout émane de l’abhijña, personne aussi intelligente qu’expérimentée, qui transmit au commencement le savoir à l’âdi-kavi, le premier-né de la Création : Brahmâ (tene brahma hrdâ ya âdi-kavaye). Brahmâ a une source, une origine avec laquelle il demeure en contact. Nous comprenons que le savoir est reçu d’une autre personne rencontrée face à face. Mais lors de sa création, Brahmâ était seul. Comment donc a-t-il reçu le savoir? Le Bhâgavatam nous l’explique : tene brahma hrdâ. Le mot hrdâ signifie  » par l’intermédiaire du cœur « . Paramâtmâ, la Personne Suprême, habite le cœur de tous les êtres, y compris Brahmâ. Ainsi, celui-ci bien que seul reçut le savoir dicté par le Suprême. Le mot brahma signifie  » savoir védique « ; la connaissance védique fut donc d’abord transmise à Brahmâ.

Le savoir védique est offert à tous, Krishna étant présent dans le cœur de chacun (sarvasya hrdi sannivistah); il faut cependant être qualifié pour recevoir cette science. Krishna nous aide en nous donnant la connaissance de l’intérieur en tant qu’Âme Suprême (caitya-guru) comme de l’extérieur en tant que maître spirituel.

Ayant reçu le savoir védique de Krishna, Brahmâ le diffuse ensuite; ce qui fait de lui une autorité. Il existe quatre sampradâyas, ou successions de maître à disciple, grâce auxquelles la science védique est diffusée : celle de Brahmâ, celle de Laksmî, celle de Shiva et celle des quatre Kumâras. Il nous faut approcher un représentant accrédité de Krishna appartenant à l’une de ces sampradâyas; nous pourrons alors recevoir le vrai savoir. La Terre personnifiée approcha donc Brahmâ, qui pria Dieu, la Personne Suprême :  » Le monde étant écrasé sous le fardeau des démoniaques, je T’implore d’apparaître.  » Certains disent par conséquent que le Seigneur apparut pour répondre à la prière de Brahmâ qu’Il allège le fardeau de la Terre.

Quand Krishna apparaît, Il protège Ses dévots et tue les éléments diaboliques. Aussi Sa forme de Nârâyâna possède-t-elle quatre bras, dont deux portent respectivement un disque et une masse qui donnent la mort, tandis que les deux autres tiennent une conque et un lotus qui bénissent et protègent. Le Seigneur dit : kaunteya pratijânîhi na me bhaktah pranasyati. Ainsi Krishna proclame avec Sa conque :  » Jamais Mon dévot ne périra.  » Et du lotus Il confère Ses bénédictions; en effet, le lotus, qu’on aperçoit parfois dans la main de Laksmî, est un symbole de bénédiction.

Maintenant, certains diront que Krishna apparut pour telle ou telle raison, mais il faut en conclure qu’Il apparaît pour Son propre plaisir, et non parce que lié par quelque autre cause. Lié par notre karma, nous sommes obligés de naître; mais jouissant d’une indépendance absolue, Krishna n’apparaît pas à la requête d’autrui ni dû au karma. Au contraire, Il apparaît de par Sa propre volonté (âtma-mâyayâ). L’énergie matérielle, externe, de Krishna nous contraint à naître; Krishna n’étant dominé par l’énergie ou la mâyâ de quiconque, Il ne naît pas en de telles circonstances. Mâya, l’énergie d’illusion, étant sous la domination de Krishna, comme pourrait-elle Le dominer? La Bhagavad-Gîtâ qualifie de mûdha, d’insensé, quiconque croit que Krishna est dominé comme nous par mâyâ (avajânanti mâm mûdhâ mânusîm tanum âsritam).

Krishna est le Nârâyâna originel, source de l’entière manifestation cosmique. Brahmâ – le premier-né après la Création – est le fils direct de Nârâyâna qui, en tant que Garbhodakasâyî Vishnou, pénétra le premier en l’Univers matériel. Sans contact spirituel, la matière ne peut créer. Ceux qui cherchent la cause originelle de la Création matérielle doivent savoir que celle-ci s’opère lorsque mise en présence de l’âme spirituelle. La matière est activée par l’âme; n’allons pas croire que l’âme est créée par la matière.

Selon la doctrine bouddhiste, la force vitale – l’énergie de vie qui nous habite tous – serait créée par les conditions matérielles. À l’heure actuelle, le monde entier subit l’influence de cette théorie bouddhiste. En réalité, toutefois, la matière se développe à cause de la présence de la force vitale. Cette vérité n’est guère difficile à comprendre. Une fois né, l’enfant grandit et son corps se développe. Mais s’il est mort-né, si l’âme est absente, le corps ne se développera pas. L’âme s’avère ainsi fondamentale au développement de la matière, et non vice versa. Pourquoi l’enfant mort-né ne grandit-il pas? Parce que l’âme est absente. L’arbre croît tant que la vie l’habite. Semons la graine minuscule d’un banian dans un sol arable et arrosons-le : sa croissance est assurée par la présence de l’âme. Mais si nous faisons plutôt frire cette graine avant de la semer, l’absence de l’âme en empêcherait la croissance.

La matière prend de l’expansion et se développe de par la présence de l’âme, un principe qui prévaut depuis l’aube de la Création. L’Âme Suprême entra dès lors en l’Univers, et le premier être créé, Brahmâ, naquit sur le lotus qui émerge du ventre spirituel de Vishnou. Admettant que ce lotus est matériel, il faut comprendre qu’il procède également de l’esprit, lequel est donc le fondement de la Création.

Puisque le lotus sur lequel Brahmâ naquit émerge du nombril de Vishnou, on connaît le Seigneur sous le nom de Padmanâbha et Brahmâ sous celui d’âtma-bhû, car il naquit directement de son père, Nârâyâna – ou Vishnou – sans que Celui ait à S’unir avec mère Laksmîjî. Laksmîjî était présente devant Nârâyâna, engagée dans Son service, mais Nârâyâna engendra Brahmâ sans son aide. Telle est l’omnipotence du Seigneur. Nous ne pouvons concevoir un enfant sans l’aide d’une épouse. Mais Krishna, sous la forme de Vishnou, engendra Brahmâ sans Son épouse, Laksmî, bien que celle-ci fut présente, car Il est entièrement indépendant. Quiconque tient sottement Nârâyâna pour identique aux autres êtres vivants devrait, à la lumière de ces faits, repenser à la question.

Les textes védiques nous interdissent de mettre Nârâyâna et les autres entités vivantes sur un même pied d’égalité.

yas tu nârâyânam devam
brahma-rudrâri-daivatah
samatvenaiva vîkseta
sa pâsandî bhaved dhruvam

Quelqu’un a inventé le terme daridra-nârâyâna en cherchant à démontrer que Nârâyâna étant devenu pauvre, le mendiant qui frappe à ma porte est aussi Nârâyâna. Les écrits védiques ne sanctionnent aucunement ce concept. Nârâyâna est le maître de Laksmî, la déesse de la fortune; seuls des sots pourraient croire qu’Il soit devenu pauvre pour quelque raison. Des vauriens prétendent que Nârâyâna, Brahmâ, Shiva, tous les dévas, vous, moi – bref, que tous sont sur un même pied d’égalité. Telle est leur bêtise. Nârâyâna est asamaurdhva, ce qui signifie que nul ne peut Le surpasser ni même L’égaler. Voilà pourquoi Krishna, le Nârâyâna originel, proclame dans la Bhagavad-Gîtâ (VII:7) : mattah parataram nânyat –  » Nul ne M’est supérieur.  » Personne d’ailleurs ne L’égale même, comme l’indique bien le mot asama, alors qu’anûrdhva signifie que nul ne Le surpasse. Telle est la position du Seigneur.

Nârâyâna n’est pas un être ordinaire, Il est le Seigneur Suprême, Dieu Lui-même, et chaque partie de Son Corps spirituel détient les pouvoirs réunis du corps entier. Un être ordinaire ne peut concevoir d’enfant qu’au cours d’une relation sexuelle, que par la voie tracée pour chaque espèce par la Nature. Mais Nârâyâna est tout-puissant; aussi peut-Il faire naître un enfant de Son ombilic. Chaque partie de Son Corps détient tous les pouvoirs, comme l’explique la Brahma-samhitâ (5:32) : angâni yasya sakalendriya-vrtti-manti. Je peux, par exemple, voir à l’aide de mes yeux, mais Krishna peut même manger avec les siens. Des insensés diront :  » Vous offrez de la nourriture à Krishna, mais Il n’en mange rien. Tout reste là.  » Ils ignorent que Krishna peut manger d’un simple regard, car Il peut tout faire avec chacun des organes de Son Corps spirituel. Lorsqu’à Mathurâ, un blanchisseur refusa de Lui donner du tissu, Krishna montra Sa puissance surnaturelle en décapitant l’homme d’un coup de Sa main. Comment fut-ce possible? Grâce à la toute-puissance du Seigneur.

Le Seigneur est complet en Lui-même et entièrement indépendant, libre d’accomplir toute chose parfaitement et en toute aisance au moyen de Ses diverses puissances. Le Srimad-Bhâgavatam explique ce fait dès le premier verset par les mots abhijñah svarât. Le mot svarât indique qu’ll est autonome, ne dépendant de personne. Telle est la qualification de Dieu. De nos jours, tant de personnes se disent des  » incarnations divines « , mais dès qu’une dent les fait souffrir, on les entend gémir :  » Monsieur le dentiste, aidez-moi, sauvez-moi.  » Si vous êtes Dieu, sauvez-vous vous-même. Pourquoi courir chez le dentiste? Ces gens sont des vauriens qui rendent très ardue la diffusion de la conscience de Krishna. Le monde entier est aujourd’hui écrasé par le fardeau de ces vauriens démoniaques; la bombe atomique leur réserve donc un sort peu enviable par la volonté du Suprême.

 



Catégories :Enseignements de la Reine Kunti

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