Tsunami 2004, les grandes leçons d’une catastrophe

Voici une vidéo bien réalisée sur la catastrophe du tsunami de l’océan indien de 2004 qui a fait plus de 250 000 victimes. Dix ans déjà, et pourtant ce cataclysme est toujours bien présent dans nos mémoires car il a marqué de par sa soudaineté, sa puissance et son ampleur dramatique exceptionnels.

Les différents témoignages personnels sur le déroulement de la catastrophe que l’on retrouve dans cette vidéo sont très émouvants et supportés par des images particulièrement impressionnantes et certaines même, très dramatiques.

En voyant de telles images et en écoutant les témoignages qui les accompagnent on ne peut qu’avoir naturellement une réflexion plus philosophique et  plus spirituelle de l’existence. C’est pourquoi j’ai mis au-dessous de la vidéo un petit texte particulièrement approprié, tiré du Srimad Bhagavatam. Il est chargé d’enseignements précieux quant au caractère précaire de l’existence matérielle – et l’insouciance et l’illusion de l’âme conditionnée face à cette implacable réalité –, et la nécessité impérative de se tourner vers Dieu, Krishna, la Personne Suprême, si l’on désire être sauvé des dangers inhérents à l’existence matérielle et être éclairé sur la cause profonde de telles calamités.

Dans le monde matériel, le danger est présent à chaque pas: padam padam yad vipadam. L’insensé se croit heureux dans le monde matériel, mais en fait il ne l’est pas; celui qui pense ainsi n’est qu’en proie à l’illusion. Le danger nous guette à chaque pas, à chaque instant. Dans la civilisation moderne, on pense que sa vie est parfaite si l’on possède une belle maison et une belle voiture. En Occident, et tout particulièrement en Amérique, il est très agréable de posséder une bonne voiture, mais le danger apparaît dès que l’on prend la route, car à chaque instant un accident mortel peut survenir. Les statistiques montrent effectivement que beaucoup de gens meurent dans ces accidents. Penser que ce monde matériel est un lieu de bonheur relève donc de l’ignorance. Connaître véritablement le monde matériel, c’est savoir qu’il abonde en dangers. Nous pouvons toujours nous démener dans cette lutte pour la vie autant que notre intelligence nous le permet et essayer de veiller sur nos personnes, en fin de compte, à moins que Dieu, la Personne Suprême, Krsna, ne nous sauve du danger, nos efforts seront vains. C’est pourquoi Prahlada Maharaja dit:

balasya neha saranam pitarau nrsimha
nartasya cagadam udanvati majjato nauh
taptasya tat-pratividhir ya ihanjasestas
tavad vibho tanu-bhrtam tvad-upeksitanam
(Srimad.Bhagavatam. 7.9.19)

Nous pouvons inventer toutes sortes de moyens d’atteindre au bonheur ou d’échapper aux dangers du monde matériel, mais tout cela ne nous apportera jamais le bonheur si nos efforts ne sont pas approuvés par Dieu, la Personne Suprême. Ceux qui veulent être heureux sans chercher refuge en Dieu, la Personne Suprême, sont des mudhas, des scélérats. Na mam duskrtino mudhah prapadyante naradhamah. Les plus déchus d’entre les hommes refusent d’adopter la conscience de Krsna car ils estiment être capables de se protéger sans la bienveillance de Krsna. C’est en cela qu’ils se trompent…. Dans une situation aussi périlleuse, il faut chercher refuge en Dieu, la Personne Suprême.

Srimad Bhagavatam 8.2.32



Catégories :Philosophie et transcendance

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