Des puissants rois védiques aux roitelets de l’âge de Kali

En cet âge de Kali, les gens préfèrent élire leur propre gouvernement, car les rois sont désormais corrompus. Mais il n’en était pas ainsi autrefois. Les fils de roi étaient formés sous la tutelle d’un brahmana-acharya qualifié, comme ce fut le cas pour les Pandavas et les Kauravas, qui tous furent instruits par leur maître commun, Shri Dronacharya, un brahmana accompli.

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Shri Dronacharya instruisant Arjuna dans le tir à l’arc (Mahabharata)

Les princes étaient ainsi rigoureusement formés dans le domaine de la politique, de l’économie, des arts guerriers, des sciences, de l’éthique et de la morale, et par-dessus tout dans le service de dévotion offert à Dieu. Ils ne pouvaient être intronisés qu’après avoir reçu une telle éducation. Et une fois assis sur le trône, le roi continuait d’être guidé par les conseils d’excellents brahmanas. Au Moyen Âge encore, Maharaj Candragupta lui-même fut guidé par le docte brahmana Chanakya Pandit.

Dans les monarchies d’antan, un homme adéquatement formé était à même de mener seul les affaires de l’État. Mais dans les démocraties modernes, personne ne reçoit la formation d’un prince. Bien au contraire, c’est par le biais de mesures diplomatiques que les politiciens y sont élus à d’importants postes administratifs. La démocratie remplace les rois et les chefs suprêmes par une foule de  » roitelets « , qu’ils soient présidents, ministres, ministres adjoints, secrétaires, sous-secrétaires, secrétaires personnels, députés ou auxiliaires. Il existe également plusieurs partis – politiques, sociaux et communautaires – sans compter les nombreux chefs de file, les idéologies multiples, etc. Personne, toutefois, n’est suffisamment formé pour sauvegarder les intérêts réels des électeurs. C’est pourquoi la corruption sévit davantage au sein des soi-disant gouvernements démocratiques que dans les monarchies ou les autocraties qualifiées.

Ceux qui désirent prospérer en se faisant passer pour des serviteurs du peuple ne veulent pas d’un roi qualifié comme chef d’État. Ils ressemblent en cela au koumout, dont les fleurs n’apprécient nullement les rayons du Soleil. Le mot kou signifie  » malsain « , et moud  » plaisir « . Ceux qui cherchent à usurper le pouvoir administratif à leurs fins personnelles n’apprécient donc guère la présence d’un roi compétent. Bien qu’ils professent la démocratie, ils aspirent en fait à devenir eux-mêmes souverains. Ainsi rivalisent-ils entre eux pour se gagner suffrages en usant d’une propagande déloyale. Ils s’amusent volontiers à faire de la politique, mais ne veulent à aucun prix d’un roi, pas plus d’ailleurs que les bandits et les voleurs ! Il n’en reste pas moins qu’il est dans le plus grand intérêt du peuple d’avoir pour chef d’État un roi dûment préparé à cette tâche.

–  Extrait de Lumières d’automne, illustration 44, par Srila Prabhupada



Catégories :Pour une société éclairée

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