Histoire d’une mort terrifiante

Subhanga devi, une dévote américaine qui réside à Vrndavana, en Inde, raconte la mort de son père. Une histoire captivante, chargée d’émotion, et fort instructive, qui montre combien les conditons de notre mort dépendent de la vie que l’on a menée. Elle nous montre que l’on a tout intérêt à pratiquer sérieusement la conscience de Krishna durant sa vie et de s’abstenir de commettre des activités coupables, si l’on ne veut pas risquer de vivre une mort redoutable.

Avez-vous déjà entendu parler d’ « agitation terminale »? Probablement pas, à moins d’être docteur ou infirmière vous-même. Mais bien que l’appellation soit nouvelle, la situation qu’elle évoque est décrite dans le Srimad-Bhagavatam. Srila Prabhupada dit:

« ….., notre condition est misérable à l’instant de la mort. Lorsque l’on est allongé, plongé dans le comas, on souffre tellement. Les Yamadutas viennent. Des fois l’homme sur son lit de mort pleure, il souffre tellement mais il n’y a aucun remède. Il est complètement démuni. Voilà les conditions misérables de la mort…. » Srila Prabhupada, Gorakhpur 18, févr. 1971

Je vais vous raconter comment je l’ai découvert moi-même, et cette histoire est un exemple classique de la terrible réalité qui accable les âmes souffrantes de ce monde matériel. Elle montre aussi clairement de quoi Srila Prabhupada nous a sauvé, et pourquoi nous devrions nous sentir éternellement endettés vis-à-vis de lui.

Tout a commencé à partir d’un appel téléphonique que j’ai reçu de mes parents m’annonçant que mon père était atteint du cancer. Je crois aux présages, et mon oeil droit commençant à être pris de nombreux spasmes, je compris alors que l’issue à cette maladie serait mauvaise. C’était au début de Novembre. Mais mon père était optimiste. Il était sûr qu’il guérirait, comme il avait toujours su contrôler sa vie, qu’il avait déjà précédemment fait face à de nombreuses épreuves et avait toujours su les surmonter.

Jusqu’à présent il semblait être un gars chanceux, jouissant à tous égards d’une bonne situation et d’un bon karma. Il était loin de se douter que son bon karma venait de connaître un arrêt brutal. Si Krishna décide de vous sauver personne ne peut vous tuer, mais si Krishna décide de vous tuer personne ne peut vous sauver.

Mon père avait un cancer de la prostate, et celui-ci s’était répandu dans ses os. Il suivait un traitement de chimiothérapie, mais celui-ci avait échoué à deux reprises. Je lui téléphonais un jour, et il était littéralement en pleurs. « Je suis en train de mourir ! », me dit-il.

Je ressentis de la compassion pour lui. Il était si impuissant face à un sort si cruel. J’essayais de le réconforter. « Eh bien, ne t’inquiète pas » , dis-je, « Il y a la réincarnation. Tu iras bien. Simplement prie. Dieu est bon. »

Mais tout cela n’apporta que peu de réconfort à une personne qui était désemparée et qui ignorait Dieu. Après cela, d’une certaine façon je me sentis relié à lui à travers sa souffrance. Je pouvais ressentir toutes ses craintes et ses angoisses. Je priais tout le temps. Je ne le voulais pas vraiment , mais je crois que j’étais relié à lui karmiquement et ainsi, malgré la distance, je ne pouvais y échapper.

La souffrance physique n’était rien comparée à la torture mentale qu’il endurait. Il devint humble, et à plusieurs reprises je laissais tout et prenais l’avion de Vrindavan pour être avec lui.

Dans le passé, il n’avait jamais voulu écouter quoique ce soit sur Krishna, j’avais donc éviter de Lui en parler depuis déjà plusieurs années. Nous ne parlions jamais de ce sujet. Je le nourrissais de prasadam (il adorait ma cuisine) et parlais avec lui d’autres sujets. J’avais emmené avec moi de la poussière de Vrindavana, et un peu d’eau de la Yamuna mélangée avec de l’eau du Gange. J’avais aussi des petites Murtis de Jagannatha. Je déposais tout cela à la maison, espérant qu’elles produiraient quelques effets, les utilisant dès que c’était possible, dans la nourriture de papa et d’autres façons aussi.

Je n’arrêtais pas de prier et d’espérer que, d’une façon ou d’une autre, je pourrais le convaincre sur Krishna avant qu’il meurt. Il semblait tellement désemparé et humilié de ne pouvoir contrôler la situation, qu’il était prêt, jusqu’à un certain point, à écouter. Il se raccrochait à n’importe quoi.

Je lus un peu de la Bhagavad-gita, et il dit que c’était appaisant. Je lus également Coming Back (Revenir *). Il l’aima parce que l’idée de la réincarnation était quelque chose de positif, une bouffée d’espoir pour le future, et il recherchait désespérément cela. Je vis dans ce livre le chapitre concernant Ajamila et voulu lui lire, mais je me dis alors que ce serait peu-être trop dur à entendre pour lui. Et de toute façon j’étais là, et parce que je chantais tout se passerait bien, ou du moins le pensais-je.

* Revenir est un livre qui traite du sujet de la réincarnation

Je pensais vraiment qu’il suffisait de chanter le maha-mantra Hare Krishna pour que toutes les mauvaises choses disparaissent. Ce point de vue est superficiel et néophyte, je suppose. Le monde matériel est un lieu si implacable, et avec mon grand égo, je surestimais mon propre niveau de pureté. Plus tard, je réalisais que je n’étais même pas réellement une dévote.Si vous n’êtes même pas capable de vous sauver vous-même, comment pouvez-vous sauvez quelqu’un d’autre?

Je dus, plusieurs fois, reprendre l’avion pour retourner à Vrindavan, car j’avais des obligations familiales et professionnelles, mais pendant tout ce temps-là je ressentis qu’il m’appelait. Durant tout ce temps-là je n’eus aucune paix mentale. Je pense qu’il désirait que je sois là-bas avec lui et qu’il dépendait émotionnellement de moi comme j’étais la seule à lui offrir des solutions tangibles.

D’ailleurs, les gens, en général, ne montrent pas beaucoup de sympathie, et il avait besoin de beaucoup de compréhension. Je ne suis pas trés bonne à gérer la souffrance, il fut donc difficile de supporter de voir quelqu’un, dont vous vous occupez, souffrir le martyr. Je laissais derrière mes Murtis de Jagannatha et leur demander de pardonner toute offense, et je leur priais de bien vouloir protéger mon père, alors que je retournais en Inde pour les affaires, seulement quelques semaines .

C’est alors que je reçus un coup de téléphone de ma mère. Elle ne savait plus quoi faire. « S’il te plaît viens », dit-elle, « Il est à l’hopital maintenant, et on a besoin de toi ici » Je sautais dans le premier avion, et immédiatement m’installais à l’hopital avec mon père. C’était incroyable comment Krishna semblait avoir tout arrangé. Ils nous donnèrent une chambre privée et me permirent d’y dormir et de pendre soin de lui. Personne ne questionna ma légitimité à être là, et ma mère se tint en retrait et me laissa faire ce que je voulais. C’est une Catholique romaine qui ne permettait pas d’habitude que je parle de Krishna.

Je réalisai que les karmis sont tellement dans le déni de la mort qu’ ils essaient d’éviter, autant que possible, la réalité de la mort. Le fait que je me chargeai de ce fardeau lui fournit un subterfuge. Elle put retourner chez elle et faire comme si rien n’arrivait, pendant que mon père malgré tout, avait ses soins assurés. Ou peut être aussi qu’au fond d’elle-même elle se sentait concernée et désespérée pour son bien-être spirituel, et c’était la meilleur solution qui se présentait. Je ne sais pas vraiment. Dès que leur petit monde, – leur perception matérielle des choses -, est bousculée et que les choses échappent à leur contrôle, ils deviennent complètement perdus.

Tout ce que je sais est que je fus en mesure de prendre totalement soin de mon père. Beaucoup de gens doivent souffrir et mourir seuls dans les hopitaux et doivent passer à travers ce que je vais à présent vous raconter….

Je dormis à coté de mon père et veillais à tous ses besoins. Je m’arrangeais pour lui mettre autour du cou un collier de Tulasi, qu’une infirmière démoniaque s’obstina continuellement à enlever. Ce qui me dérangea profondément. « Oh non, » pensais-je, « il est si pécheur qu’il ne peut porter un collier de Tulasi ! » Alors, dans ma tête, je pris la résolution suivante:  » Je ne me laisserai pas faire, et veillerai à garder ces perles sur lui, quoi qu’il arrive. » Elle les retirait, et j’esquissais un doux sourire, tout en les remettant immédiatement après.

Je lus à mon père la Bhagavad-gita. Il ne mangea pas du tout durant les douze jours avant sa mort. Pendant huit jours il eut seulement de l’eau du Gange et de la Yamuna et rien d’autre. Je contrôlais tout ce qui allait dans sa bouche. Je commençai même à saupoudrer l’eau, de poussière de Vrindavana.

Vers la fin, il fut sur un autre niveau, différent de ce monde. Il sembla percevoir des choses que d’autres personnes ne pouvaient pas percevoir. Par exemple, chaque nuit je m’étais un tee shirt de Shiva pour dormir. Il arborait une grande image du Seigneur Shiva. J’avais pour habitude d’attendre qu’il s’endorme pour délicatement, répandre un peu de la poussière de Vrindavan sur sa tête au cas où il mourrait pendant mon sommeil.

Une nuit je venais juste de répandre la poussière, il s’éveilla soudain et les yeux grand ouverts d’étonnement, dit: « Oh, tu es tout entourée de poussière ! » . Une autre nuit aussi, il se réveilla brusquement et fixant mon tee shirt du Seigneur Shiva. « Attention! » dit-il, « Il y a du feu qui sort de ton tee shirt ! » La veille de sa mort, il dit qu’il y avait de gros chiens dans la pièce et une personne laide flottant derrière la fenêtre. Le soir avant sa mort il devint perturbé. « Déliez mes jambes », disait-il à je ne sais qui, et il était visiblement inquiet.

Contrairement à d’habitude, ma mère et ma fille décidèrent de passer la nuit à l’hôpital. Je m’endormis et Maman aussi.

A à peu près 9.30 du soir ma fille me réveilla; « Maman, » dit-elle, « Viens vite! Il arrive quelque chose à Grand-père. »

Je me précipitais vers le lit et papa était en train de gémir. « Je vous en prie, je vous en prie ! » disait-il, « Je vous en supplie, libérez-moi, je vous en prie, libérez-moi !. » Son ton de voix était emprunt d’humilité et chargé de terreur, et il gardait les yeux baissés. Il allait répéter ses mots, encore et encore, durant les six heures qui suivirent. Il essayait de sauter du lit et de se cacher sous son oreiller. Il faut rappeler qu’il n’avait que la peau sur les os. Il ne pouvait même pas uriner sans aide, et là soudain, il essayait de se lever et de se sauver!

Il se mit à se débattre des mains et des pieds, tel un fou. « C’est trés inquiétant tout ça ! », pensai-je. Je l’agrippai par les épaules. « Papa, » dis-je, » Que se passe-t’il? Ça va? » Il était terrifié. « Oh « , cria-t’il, « J’ai essayé de m’échapper, j’ai vraiment essayé, mais ils me tiennent! » Sa voix s’éleva jusqu’à crier.. « Elle me tient!  » hurla-t’il.

A cet instant, j’aurai dû réaliser ce qui se passait, mais le fait qu’il ait dit « Elle me tient » me déconcerta, et d’une façon ou d’une autre, m’induisit en erreur, et ainsi, pendant les six heures qui suivirent, tout ce que je fis, fut d’essayer de le réconforter.

Encore et encore, il poussa des cris. « Oh, pour l’amour du ciel! », s’exclamait-il,  » laissez moi tranquille! Au moins dix minutes ! Je vous en prie, je vous en supplie ! » Sa voix était remplie de terreur et, pendant tout ce temps-là, humble et suppliante., je chantais (Hare Krishna) et il se calmait un peu. C’est alors qu’une infirmière arrivait et me dérangeait, et, de nouveau, il recommençait, se débattant et suppliant.

« Qu’est-ce qui ne va pas? » demandais-je. Il semblait exaspéré. « J’essaie de te le dire, » se lamenta-t’il, « mais je ne peux pas. » Alors, à 3 heures du matin, soudain, je compris : les Yamadutas le tenaient! C’était évident, et je me sentis bien stupide de ne pas l’avoir réalisé avant. Je me tournais vers ma fille de 13 ans, et lui dit que je pensais que les Yamadutas le tenaient.

« Oui, », dit-elle, « Je sais. Je t’ai réveillé parce que j’ai vu trois d’entre eux qui flottaient au-dessus de son lit, et il tremblait de peur tout en regardant vers le haut. »

Elle les avait vu de ses propres yeux. Elle décrivit plus tard à quoi ils ressemblaient: « ..avec des défenses de sanglier sortant de la partie supérieure de leurs bouches et des yeux brillants. » Elle avait pensé qu’ils étaient des sortes de fantômes essayant d’arracher l’âme de son corps. Bien sûr, par les arrangements de Krishna, ma mère était endormie, et ignorait tout ce qui s’était passé.

Que faire? Me demandais-je. Je commençai à prier à Krishna: « Oh, s’Il vous plaît, Krishna, laissez-le. » Je suppliai. Mais l’Ame Suprême me répondait: « Pourquoi? Il continuera de nouveau à pécher .« J’étais ébranlée. Je commençai à prier Yamaraja  » Je vous en prie, Yamaraja… » Et durant tout ce temps je chantais. Je dis à papa que j’étais désolé de n’avoir pas réalisé plus tôt qu’ils l’assaillaient. Il acquiesça de la tête, choqué. Son expérience de la mort fut un véritable enfer. Je suis profondément attristé pour les âmes qui en ce monde doivent vivre de telles expériences, et je comprends mieux maintenant pourquoi Srila Prabhupada ressentait une telle urgence à sauver le monde.

« Papa, » demandais-je, « Veux-tu que je te tienne dans mes bras et que je chante? » « Oui, oui, » dit-il. «  Te tiennent-ils encore? » -« Non, ils m’ont laissé partir ».

Ensuite je l’ai tenu serré contre moi pendant trois heures, et il est parti lentement, à travers la bouche * (1) , paisiblement, avec moi à ses côtés alors que je chantais directement dans son oreille et que je versais dans sa bouche, quelques gouttes d’eau du Gange et de la Yamuna.

Je restais pleinement concentrée sur le chant, chantant trés proche de son oreille, jusqu’à son dernier souffle, à 6 h du matin. Il passa directement à travers la bouche et ses yeux se fermèrent aussitôt.

Le pauvre! Cruel, cruel, quel cruel enfer que ce monde matériel! Depuis le début de sa maladie il s’était écoulé seulement sept mois, et la soixante-et-onzième année de l’histoire de sa vie devait être violemment interrompue…

Pendant qu’il se débattait et s’écriait : « Lâchez-moi! » Je demandais aux infirmières ce qui se passait. « Oh, c’est normal ! » disaient-elles, « Il lutte, et ça arrive à tous. Il existe même un terme pour ça. Cela s’appelle ‘l’agitation terminale’. Et les infirmières suivent des séminaires pour apprendre à y faire face. »

Hé bien, chères toutes, j’ai une nouvelle pour vous ! Ce que vous appelez  » l’agitation terminale » est en fait « la Yamadutation terminale ».

Bien sûr, on leur conseil de les bourrer de morphine et d’ignorer « leurs divagations «  * (2). L’autre chose est que personne n’est supposé le savoir. Si je fus capable de comprendre ce qui se passait, ce fut purement par la miséricorde de Krishna, et même alors, j’avais presque failli, moi aussi, passer à côté. Durant six heures j’étais confuse, et pourtant mon père me le disait clairement, et suppliait qu’on l’aide. La chose entière ainsi, est recouverte par un genre de mâyâ, et les gens n’ont donc pas conscience de ce qui se passe. Uniquement la personne concernée sait, elle, ce qui se passe.

Mention est faite de chiens. Un dévot me rapporta plus tard qu’il était en train de lire les écritures de Yamaraja et que celles-ci donnent des descriptions détaillées de l’instant de la mort. Il est dit que des chiens de l’enfer viennent, plusieurs jours avant, flairer l’endroit où les êtres coupables (pécheurs), sur le point de mourir, se trouvent.

Il y avait aussi le fait qu’il avait dit: « Elle me tient ». Apparemment, les Yamudutas ont leur propre société avec femmes, enfants et le reste. Puisque qu’ils sont aussi des entités vivantes dans ce monde matériel, ils sont nés au sein de cette société.

D’habitude, je ne prends pas la plume pour écrire, car je ne me sens pas du tout qualifiée pour le faire, mais mère Radha Kunda devi dasi m’a encouragée en me disant que cette expérience devrait être partagée avec tous les dévots. Ainsi, veuillez excuser, je vous en prie, mes manques dans ce domaine. Je ne suis pas trés philosophique ou académique. Voici quelques commentaires sur le sujet, de Srila Prabhupada:

 » Au moment de la mort, quand un homme trés coupable meurt, il voit Yamaraja ou les représentants de Yamaraja (les Yamadutas). Ils sont redoutables d’apparence . Parfois l’homme sur son lit de mort ressent une grande frayeur, et crie: «  Sauvez-moi, sauvez-moi! »
Classe sur le Srimad Bhagavatam , Denver, 2 Juillet, 1975

 » Prenez cette mission (de la conscience de Krishna) et allez partout, dans chaque recoin. Je vous en remercie. Vous êtes déjà engagés à le faire, en Europe et Amérique. Les gens sont profondément endormis. Parce que les gens sont endormis, parce qu’ils sont fourvoyés, ils deviennent des candidats éligibles pour les Yamadutas qui les emmènent en enfer. Telle est la situation dans le monde entier. Les Yamadutas ne vous excuseront pas, malgré que vous soyez trés fiers d’être (soi-disant) indépendants. Mais cela est impossiblie. Sauvez la civilisation humaine, la civilisation coupable, qui prétend :« Il n’y a pas de vie après la mort, et continuez à jouir autant que vous le désirez ». Cette civilisation égarée est une civilisation meurtrière (car elle conduit en enfer). Vous devez les sauver. Sauvez-les! Autrement les Yamadutas viendront. « 
Vrindavana, 5 septembre 1975

 » Cet homme rentre dans cette catégorie, et doit être amené à Yamaraja pour être puni.. » Pourquoi être puni? Pour qu’il soit purifié. Il est dit (dans les Ecritures) « Etre puni (pour ses actions coupables) est nécessaire ». C’est la loi de la nature. Tout comme lorsque vous contractez une maladie, votre « punition » est de souffrir .La punition est bonne. Lorsque vous souffrez (pour avoir contracté une maladie), cela signifie que vous devenez purifié de la maladie. Souffrir n’est pas mal; pour devenir purifié. Par conséquent lorsqu’un dévot souffre, il ne le prend pas mal. Il pense « Je suis en train d’être purifié. »
Vrindavana, 5 septembre 1975

Ainsi, je suppose que même si mon père portait des Tulasis sur lui, qu’il était, selon les standards actuels, un honnête homme, le fait est que durant sa vie, il avait aimé chasser, boire, courir les filles et manger de la viande. Et alors même qu’il avait eu toutes les facilités pour, il ne s’était pas abandonner à Krishna. Même à l’instant de mourir, il ne semblait pas capable de penser à Krishna comme remède à ses souffrances.

Srila Prabhupada aborde ce point dans sa teneur et portée du Srimad-Bhagavatam (6.2.49):

« Il est certain qu’à l’heure de la mort, le dérèglement des fonctions corporelles fait perdre tout contrôle de soi. A ce moment, même une personne ayant pratiqué pendant toute sa vie le chant des Saints Noms du Seigneur peut ne pas être en mesure de prononcer le mantra Hare Krsna de façon très distincte. Néanmoins, elle retirera tous les bienfaits que procure le chant des Saints Noms. Par conséquent, tant que l’état de notre corps nous le permet, pourquoi ne pas chanter le Saint Nom du Seigneur d’une voix forte et distincte? En agissant ainsi, il est tout à fait plausible qu’à l’heure de la mort nous pourrons prononcer comme il convient le Saint Nom du Seigneur, avec foi et amour. »
Teneur et portée du Srimad-Bhagavatam (6.2.15):

La Bhagavad-gita ( BG 8.6) enseigne:

« Ce sont les pensées, les souvenirs de l’être à l’instant de quitter son corps qui déterminent à coup sûr sa condition future. » Quiconque pratique le chant du mantra Hare Krsna est naturellement censé dire Hare Krsna lorsque survient un accident quelconque. Cependant, même sans avoir l’habitude de cette pratique, si quelqu’un prononce d’une manière ou d’une autre le Saint Nom du Seigneur (Hare Krsna) au moment d’avoir un accident mortel, il échappe à une existence infernale après son décès. Il est immédiatement dispensé d’avoir à entrer en enfer, même si il est coupable. »

Dans la teneur et portée du Srimad-Bhagavatm (6.2.7):

« Les Yamadutas n’avaient considéré la situation d’Ajamila que d’un point de vue externe. Comme il s’était montré extrêmement pécheur tout au long de sa vie, les serviteurs de Yamaraja croyaient qu’il devait être conduit devant leur maître; ils ignoraient qu’il s’était débarrassé de toutes les conséquences de ses fautes. C’est pourquoi les Visnudutas leur apprirent que parce qu’il avait prononcé les quatre syllabes du Nom de Narayana au moment de mourir, il était libéré de toutes les suites de ses fautes ».

Dans la même teneur et portée, Srila Prabhupada mentionnent les versets suivants:

« Il suffit à un pécheur de prononcer le Saint Nom de Hari pour neutraliser les conséquences d’un plus grand nombre de fautes qu’il n’en pourra jamais commettre. » (Brhad-visnu Purana)

« Si quelqu’un prononce le Saint Nom du Seigneur, fût-ce dans une condition désespérée ou involontairement, toutes les suites de ses fautes s’envolent, tout comme les petits animaux s’enfuient de peur lorsque rugit un lion. » (Garuda Purana)

« En prononçant une fois le Saint Nom du Seigneur, composé des deux syllabes ha-ri, on est assuré d’atteindre la libération. » (Skanda Purana)

Je peux seulement espérer et prier que d’une façon ou d’une autre mon père ait eu une petite pensée de Krishna à cause de mes humbles efforts et de la miséricorde sans cause de Guru et Gauranga.

Quoiqu’il en soit, j’aimerai connaître les impressions de tous les dévots sur l’expérience que je viens de relater. Est-ce que d’autres ont des expériences similaires à conter? Que pensez-vous tous de ce sujet?

S’il vous plaît, vous tous Vaishnavas, priaient pour mon père, afin qu’il ait l’opportunité de servir Krishna…J’espère que cette histoire en encouragera d’autres à pousser plus avant leurs efforts dans la conscience de Krishna, afin que nous puissions tous aider Srila Prabhupada dans sa mission qui est de soulager toute la souffrance des âmes conditionnées.

Toutes gloires à Srila Prabhupada, le sauveur du monde entier !

Votre servante Subhangi Devi Dasi

*(1) Au moment de la mort, l’âme, précise la Bhagavad-gita, qui est en fait de trés petite dimension , peut s’échapper à travers différents orifices du corps; ici, la bouche.

* (2) nde : (relevé sur internet, sur un site médical) L’agitation terminale se caractérise principalement par des troubles de l’humeur, des hallucinations et une paranoïa.



Catégories :Karma et réincarnation, La vie après la mort

4 réponses

  1. les parents des dévots reçoivent la miséricorde d’une manière ou d’une autre .Krishna leur donne la miséricorde d’avoir des enfants dévots et qui signifient qu’ils entaient pieux dans leur vie antérieure .
    Gaura bhakta

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    • Et des enfants qui peuvent, comme on le voit dans l’histoire, les aider à échapper à Yamaraja et à devenir conscients de Krishna : « …si un candala, un individu de très basse naissance, est un bhakta et s’est pleinement abandonné aux pieds pareils-au-lotus du Seigneur, il peut purifier toute sa famille. Nous avons pu voir effectivement que des Américains et des Européens, devenus pleinement conscients de Krsna, ont purifié toute leur famille, à tel point que la mère d’un bhakta s’enquit de Krsna au moment où elle allait rendre le dernier soupir. Il est donc théoriquement vrai et, en outre, prouvé dans la pratique qu’un bhakta peut rendre le plus grand service qui soit à sa famille, à sa communauté, à sa nation et à la société tout entière. Les gens à l’esprit borné accusent le bhakta de s’évader de la réalité, mais le fait est que le bhakta est véritablement celui qui peut élever sa famille. Il utilise tout pour le service du Seigneur, de telle sorte qu’il est toujours quelqu’un de haute valeur.  » Srimad Bhagavatam 7.9.10

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  2. Cet article nous montre que les difficultés de la vie hors du Mouvemen Hare Krishna doivent être considérées et non ignorées.
    Cette personne a vécu une expérience très enrichissante qui ne peut que augmenter l’humilité mais surtout la foi en Dieu que changer des personnes anti-Krishna n’est pas toujours impossible.
    Encore un article très intéressant mais plus que ça instructif.
    Mes respects Jagadananda das
    Hare Krishna

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