Champion du monde 2018 , la folie du foot!

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Tristan Prévost: Alors, on est champion du monde !

Jagadananda  : Non, on est champion du monde de rien du tout.  Ou plutôt oui, champion du monde de l’illusion !

Tristan Prévost: Mais pourquoi pas se réjouir comme tout le monde ?

Jagadananda : Parce qu’il n’y a pas de quoi se réjouir véritablement . Après réflexion (spirituelle), avec l’organisation de la coupe du monde de football – tous ces milliards et cette énergie et ce temps gâchés – , et l’aboutissement de la victoire de la France, tout ce que l’on a obtenu est de renforcer un peu plus notre faux égo et l’illusion dans laquelle on se trouve déjà,  et qui est la cause ultime de notre souffrance: l’identification avec ce corps matériel ( Français et grand joueur de football) et ce monde matériel qui y est relié. Encore une fois, avec ces événements de la coupe du monde de football 2018, qui nous ont conduit  au “glorieux” aboutissement d’être champion du monde de  football, on a fait que renforcer l’illusion d’appartenir à ce monde matériel, d’être ce corps matériel (français) et d’avoir vraiment progresser vers la réussite de l’existence (d’être les meilleurs joueurs de football)).

Tristan Prévost: Les gens se sont réunis par centaines de milliers sur les Champs-Élysées  pour fêter l’extase de la victoire de la France à la Coupe du monde de football et glorifier les joueurs de football, les artisans glorieux  d’une telle réussite, pourquoi pas se réjouir avec eux de tels glorieux événements ?

Jagadananda : Parce qu’en fait on n’est pas plus avancé qu’avant  (d’être champion du monde) ! On s’est en réalité réjouit  pour rien car même si on est supposément champion du monde de football ça nous avance à quoi ? C’est une illusion ces réjouissances populaires. On doit toujours faire face aux mêmes problèmes fondamentaux de l’existence : la naissance, la maladie, la vieillesse et la mort. Sans compter bien sûr les milles et un soucis liés à l’existence quotidienne en ce monde (les 3 formes de souffrance).

Superficiellement, il semble que tout le monde était comblé et heureux. Mais en réalité ce n’est pas le cas.

Beaucoup de gens, par exemple, sur les Champs-Élysées, se sont plaints après avoir attendu des heures et des heures sous un soleil de plomb d’avoir aperçu les joueurs  pour quelques secondes seulement . C’est la nature du plaisir matériel, la déception est souvent présente. Comme ici sa duré est souvent très courte et par conséquent frustrante.

Autre exemple, parmi des milliers d’autres: une femme qui avait participé aux fêtes suivant la victoire il y a 20 ans de l’équipe de France de foot, voulant  renouveler son expérience et la faire partager avec ses deux jeunes filles, a été profondément déçue. Après s’être rendue, alors qu’elle venait de très loin, à l’aéroport pour y accueillir l’équipe de France, cette femme a dû constater avec amertume que cette fois-ci les joueurs n’avaient pas rencontré le public pour signer des autographes, comme à la fois passée .

Il y a eu aussi le grand couac de l’hôtel Crillon à Paris: des milliers de parisiens s’étaient réunis devant l’hôtel où ils devaient y rencontrer leurs joueurs chéris. Ils ont attendus des heures et des heures durant- créant même une certaine émeute – mais, …en vain, car ceux-ci ne sont jamais venus!

D’autre part, la fête du mondial de foot, on doit malheureusement le dire aussi, est l’’occasion de s’enfoncer un peu plus encore dans le cycle des morts et des renaissances répétées (pas de quoi donc se réjouir vraiment!) car on y  brise allègrement les 4 principes régulateurs de l’existence humaine dite “civilisée”: l’intoxication (La bière a coulé à flot ), les jeux de hasard (690 000 000 euros dans les paris rien qu’en France !)  la consommation de viande et le sexe illicite ( La prostitution a connu un essor considérable et on déplore de nombreux cas d’agressions sexuelles sur des jeunes femmes) avec leurs terribles réactions karmiques. Pas besoin de trop d’explications supplémentaires sur ces quatre points.

Conclusion: si vous voulez vraiment faire la fête et avoir l’occasion de vous réjouir et profiter (tirer profit) vraiment de la vie: rejoignez plutôt une fête “consciente de Krishna”, telle celle du Ratha Yatra par exemple, ou d’autres fêtes similaires, qui revêtent de par leur caractère purement spirituel et dévotionnel, une dimension pleinement bénéfique, de bonheurs authentiques établis  sur le plaisir de l’âme, – non fondés sur la prise d’intoxicants et la célébration illusoire d’appartenance à telle ou telle nation – ,  pendant lesquelles on glorifie ce qui est digne d’être glorifié, Dieu et Ses purs dévots ( plutôt que de gros karmis ) , en chantant les saints noms de Dieu : Hare Krishna Hare Krishna Krishna Krishna Hare Hare Hare Rama Hare Rama Rama Rama Hare Hare .



Catégories :Pour une société éclairée

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